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Céramique et suclpture sous les Song en Chine
Carnet Photographique Chine

La céramique des Song du Nord et des Song du Sud suit une évolution parallèle à celle de la peinture de paysage, dans sa variété comme dans ses réussites. Parmi les plus belles productions des fours céramiques du Nord, les porcelaines « Ding » (du nom de Dingzhou, dans le Hebei) présentent une couverte blanc laiteux et des dessins délicatement sculptés ou imprimés. On utilise désormais les fleurs de lotus, à l’origine symbole bouddhique, comme élément de décoration dans l’art profane.

 

Les céramiques « Jun », aux taches de rouge ou de violet sur un fond vernissé bleu, sont recherchées par la cour. Elles servent de bols ou de vases. Les grès céladon constituent une production classique des fours du Nord comme ceux du Sud. Les fours du Nord, plutôt gris-vert, prennent fréquemment la forme de vases ou d’encensoirs. Les provinces du Hebei et du Henan produisent des grès plus populaires, appelés « Cizhou ». Leurs potiers utilisent nombre de techniques décoratives dont le vernissage, la peinture, l’incision et l’émaillage. Les formes varient, mais les vases et les objets miniatures (probablement des jouets) sont les plus nombreux.

La Chine du Sud fabrique ses propres céramiques impériales, notamment les porcelaines blanches découvertes dans la région de Tang. Les céramiques les plus délicates réalisées pour la cour sont marquées du caractère guan, qui signifie « officiel ». Les céladons des Song du Sud possèdent un subtil glaçage bleu-vert ; les moines bouddhistes de la province de Fujian utilisent, quant à eux, des bols à thé à couverte noire et brillante, dénommés « Jian ». Lorsqu’ils sont remplis de thé, une ombre apparaît au fond du bol : elle est obtenue à l’aide d’un motif en papier découpé, que l’on place à l’intérieur de la pièce avant la cuisson. En brûlant, il laisse alors une empreinte sombre. Les moines zen japonais venus étudier dans les monastères chan chinois ont introduit à leur retour de nombreuses pièces de ce genre dans leur pays.

Les formes pleines — caractéristiques de la dynastie Tang — sont présentes dans les statues bouddhiques Song. L’argile et le bois, plus malléables, remplacent la pierre afin d’obtenir des formes plus souples et plus vivantes.
Architecture sous les Song

La recherche du raffinement chez les Song se retrouve dans ce qui subsiste de l’architecture de cette période. Les styles Tang évoluent souvent vers des formes étirées et minces, aboutissant à une flèche caractéristique. Les toitures cintrées atteignent leur perfection durant la période Song. Des traverses sont créées pour supporter le poids de ces toits. À l’intérieur, un système de voûtes et de consoles en bois produit une impression d’espace. Les pagodes sont demeurées le principal type d’édifice religieux. Construites en maçonnerie durant la période Song, notamment en Chine du Nord, elles sont souvent décorées d’un treillis complexe. L’architecte Song préfère la hauteur à la largeur, même si des bâtiments vastes et peu élevés ont également été construits. Ces structures sont dotées de cours intérieures, de balcons et d’une vaste salle centrale, qui vont devenir de plus en plus populaires sous les Yuan et les Ming.

"Art chinois" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009
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Pagode de la colline du Tigre (Suzhou, Chine)
Pagode de la colline du Tigre (Suzhou, Chine)
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