Carnet Photographque : la roumanie
Histoire de l'Argentine : la présidence de Carlos Menem (1989-1999)
Carnet Photographique Argentine

Carlos Menem impose à son tour un plan d’austérité. Au début des années 1990, son gouvernement jugule l’inflation, équilibre le budget, nationalise une bonne partie des entreprises et rééchelonne la dette de la nation auprès des banques de dépôt. Mais sa politique se révèle, elle aussi, insuffisante. Avec 30 % de la population en dessous du seuil de pauvreté, elle contribue, en effet, à accentuer les inégalités sociales. Menem est également l’artisan de l’alliance économique avec le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay, avec la signature du traité d’Asunción (26 mars 1991) qui institue le Mercosur le 1er janvier 1995.

En 1993, le président Menem fait voter une révision constitutionnelle, qui réduit le mandat présidentiel à quatre ans et lui permet de se porter candidat à sa propre succession. Il est réélu dès le premier tour, en mai 1995, avec presque 50 % des voix.

L’Argentine connaît alors une détérioration de sa situation économique et une importante crise sociale. Le pays est touché par une forte augmentation du chômage, de l’insécurité et de la criminalité, provoquant une crise de confiance. Cette crise, liée à la politique libérale et aux privatisations imposées par le FMI, provoque des vagues de licenciements, de fortes baisses de la masse salariale et un recul conséquent des acquis sociaux. Il s’ensuit de nombreuses tensions au sein du parti au pouvoir, où la succession à la présidence de l’État s’engage dès la réélection de Carlos Menem. Celui-ci obtient en février 1996 du Congrès des pouvoirs extraordinaires afin de pouvoir engager la seconde réforme de l’État visant à réduire les dépenses publiques, à augmenter les recettes fiscales et à renégocier un crédit auprès du FMI.

Les réformes ultralibérales mises en œuvre par le gouvernement se heurtent à la forte mobilisation des syndicats suivis par le mécontentement de la grande majorité des Argentins. Les élections législatives partielles de 1997 se soldent par la victoire de l’Alliance (Union civique radicale et Front pour le pays solidaire), parti opposé aux Justicialistes au pouvoir.

Le président Menem ne dispose plus dès lors de la majorité absolue au Congrès. Par ailleurs, Menem, après avoir instauré, en 1990, des lois graciant et amnistiant les généraux et les chefs des trois juntes, met en 1998 son veto aux éventuelles demandes d’abrogation de ces lois.

Cependant, entre juin 1998 et février 1999, huit anciens membres de la junte militaire, dont Jorge Rafael Videla, sont arrêtés et inculpés d’enlèvement et d’adoption illégale de bébés nés en captivité durant la dictature (seul chef d’inculpation non couvert par la loi d’amnistie).

Après l’échec du congrès national du Parti justicialiste en juillet 1998 et plusieurs démissions au sein de son gouvernement en mai 1999, le président Menem renonce à briguer un nouveau mandat.

Carlos Menem en Argentine
Carlos Menem. Encarta
L’Alliance d’opposition, coalition réunissant le Parti radical et le centre gauche, désigne Fernando De la Rúa, de l’UCR, comme candidat. Celui-ci remporte en novembre 1998 les élections primaires puis, en octobre 1999, l’élection présidentielle. "Argentine" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2009 Microsoft Corporation. Tous droits réservés
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