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Histoire de Bulgarie : entrée de la Bulgarie dans l'Europe
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Confronté à une très grave crise économique (près de 80 p. 100 de la population vivant sous le seuil de pauvreté en 1997, selon le FMI), le nouveau gouvernement se lance dans une vigoureuse politique de réformes, que le Parti socialiste a jusqu’alors freinées. Afin de rattraper le retard de la Bulgarie par rapport aux autres pays de l’ex-bloc de l’Est, déjà engagés dans la voie de la transition vers une économie de marché, Kostov accélère le programme de privatisation. Sous l’impulsion du FMI, un directoire financier est instauré en juillet 1997, qui place la banque nationale sous tutelle, arrime la monnaie, le lev, à une devise étrangère forte, le Deutsche Mark (DM), et impose une stricte austérité au niveau des dépenses publiques. Par ailleurs, le gouvernement entame, en janvier 1998, un vaste programme de restitution des biens nationalisés par les communistes après 1944, tandis que la lutte contre la criminalité et la corruption est renforcée. En politique extérieure, la priorité du gouvernement est l’intégration de la Bulgarie à l’Union européenne (UE) et à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), intégration que pourrait aider la position prise par le gouvernement lors de la crise du Kosovo. Encarta

Les élections législatives de juin 2001 voient l’arrivée d’un nouveau parti, formé deux mois plus tôt par l’ancien roi Siméon II, le Mouvement national Siméon II.

Le Mouvement national Siméon II remporte les élections législatives avec 43,4 p. 100 des voix (120 sièges). La coalition conservatrice sortante du Premier ministre Ivan Kostov, Forces démocratiques unies (FDU), obtient 18,26 p. 100 des voix (51 sièges), le Parti socialiste bulgare (PSB) 17,36 p. 100 des voix (48 sièges) et le Mouvement turc pour les droits et les libertés (MLD) 6,73 p. 100 des voix (21 sièges). Fort de cette victoire aux législatives, Siméon II devient Premier ministre un mois plus tard.

Sans expérience politique, il forme un gouvernement d’experts, qui comprend notamment de jeunes banquiers venus de la City (le quartier des affaires) de Londres et des membres du parti de la minorité turque, avec lequel il passe un accord de gouvernement.

C’est la première fois, depuis la chute du communisme en 1989, qu’un ancien souverain d’Europe de l’Est revient au premier plan de la vie politique de son pays. Siméon II s’engage à faire reculer la pauvreté et la corruption en Bulgarie.

Stanitchev
Stanitchev
Mais au mois de novembre 2001, sur le même programme, c’est Gueorgui Parvanov, le leader du Parti socialiste bulgare (PSB), un historien ex-communiste âgé de 44 ans, qui est élu président de la République avec 54,1 p. 100 des voix. Il s’agit d’une victoire surprise face au président sortant, Peter Stoïanov, soutenu par le Premier ministre et parti largement favori. Même s’il dispose de peu de pouvoirs, le nouveau chef d’État est celui qui préside aux destinées de la Bulgarie lors de son adhésion à l’OTAN le 29 mars 2004.

À l’approche de leur entrée prévue dans l’Union européenne (2007), les Bulgares se montrent déçus par le manque de perspectives, après dix ans de transition vers une économie de marché. Lors du scrutin législatif de juin 2005, le PSB arrive en tête avec 31 p. 100 des suffrages, obtenant 82 des 240 sièges du Parlement, devant le Mouvement national Siméon II (MNS, 19,88 p. 100 des voix, 53 sièges) et le Mouvement turc pour les droits et les libertés (MLD, 12,68 p. 100 des voix, 34 sièges). Marqué par une importante abstention (44 p. 100), ce scrutin voit également la percée spectaculaire du mouvement d’extrême droite Ataka (8,16 p. 100 des suffrages, 21 sièges), formé deux mois avant les élections par un journaliste très populaire, et affichant des positions xénophobes, antisémites et anti-européennes. Malgré des performances macroéconomiques remarquables (croissance autour de 4 p. 100, inflation ramenée à 4,1 p. 100 et déficit budgétaire inférieur à 1 p. 100 du PNB), le NDSV n’est pas parvenu à enrayer le chômage (qui reste supérieur à 12 p. 100 de la population active), ni à améliorer le niveau de vie, comme il s’y était engagé. Aucune formation ne détenant la majorité, deux mois de négociations sont nécessaires à la formation d’un gouvernement de coalition entre les socialistes, le MNS et le MLD, dirigé par le socialiste Sergueï Stanitchev, âgé de 39 ans, à la tête du PSB depuis 2002. La priorité du nouveau gouvernement est l’intégration européenne. Au mois d’octobre 2006, l’élection présidentielle est marquée par le succès du leader extrémiste du parti Ataka, Nikolov Siderov, qui obtient 21,5 p. 100 des voix. La participation ayant été inférieure à 50 p. 100 (42 p. 100), un second tour doit avoir lieu, bien que le chef de l’État en titre, Gueorgui Parvanov, ait recueilli 64 p. 100 des suffrages. Au second tour, il remporte 75,9 p. 100 des suffrages contre 24,1 p. 100 au leader d’Ataka.

Le 1er janvier 2007, la Bulgarie devient membre de l’Union européenne (UE), en même temps que la Roumanie. Les premières élections pour désigner les 18 députés européens bulgares ont lieu en mai 2007. À l’issue d’un scrutin marqué par une très faible participation (26 p. 100), le parti GERB (Citoyens pour le développement européen de la Bulgarie) fondé par le maire de Sofia en 2006 et les socialistes obtiennent chacun 5 sièges, suivis par le Mouvement turc pour les droits et les libertés (4 sièges), Ataka (3 sièges) et le Mouvement national Siméon II (1 siège). "Bulgarie" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés

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