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Histoire de Bulgarie : La 2nde guerre mondiale
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L’Union agrarienne, sous l’égide d’Alexandre Stambolijsky, qui devient Premier ministre en 1919, tente d’améliorer la condition des paysans et d’entretenir des relations amicales avec les pays voisins. Mais son gouvernement est renversé lors d’un coup d’État organisé par une coalition de droite dirigée par A. Cankov, en 1923. La Bulgarie entre dans une ère de grande instabilité politique : avec pour modèle l’Italien Mussolini, Cankov met en place un régime fort et réprime toute opposition ; les élections législatives de 1931 confirment l’audience des groupes fascisants dans le pays. L’un d’entre eux, le groupe Zveno, organise en 1934 un coup d’État, à l’issue duquel le tsar Boris instaure une dictature personnelle ouvertement favorable aux régimes fascistes.

Occupée par les troupes allemandes au cours de la Seconde Guerre mondiale, la Bulgarie déclare la guerre à la Grèce et à la Yougoslavie en mars 1941, occupe peu de temps après la Macédoine serbe, la Thrace occidentale et la Macédoine grecque, et signe en novembre le pacte Antikomintern conclu par l’Allemagne, l’Italie et le Japon contre l’Internationale communiste. Cependant, le tsar Boris et son gouvernement s’opposent aux exigences allemandes visant à persécuter les juifs bulgares.

En 1943, Adolf Hitler tente de contraindre la Bulgarie à déclarer la guerre à l’URSS. En août, après une réunion avec le dictateur allemand, le tsar Boris meurt dans des circonstances mystérieuses. Son fils de six ans, Siméon II, lui succède et le pays est dirigé par un conseil de régence pro-allemand.

Le tsar Ferdinand abdique en 1918 et son fils Boris III lui succède. Le traité de Neuilly redéfinit, en 1919, les frontières de la Bulgarie, désormais amputée au sud d’une partie de la Thrace et de son débouché sur la mer Égée, et à l’ouest de territoires attribués à la nouvelle Yougoslavie.

Mais un mouvement de résistance anti-allemand, organisé par les communistes et les membres de l’Union agrarienne, renverse le régime en mai 1944. Le 5 septembre, l’URSS déclare officiellement la guerre à la Bulgarie et l’Armée rouge occupe le pays. À l’appel des communistes, un Front de la patrie regroupant tous les opposants au régime s’est constitué depuis l’été 1942. Dès le 9 septembre 1944, un gouvernement de coalition dirigé par Kimon Georgiev, l’un des chefs de la résistance, est mis en place ; l’armistice est signé le mois suivant avec l’URSS, les États-Unis et le Royaume-Uni.

Dimitrov
Dimitrov
Aux élections législatives du 18 novembre 1945, la liste des candidats du Front de la patrie, dominée par les communistes, dont le retour d’exil du leader historique, Gueorgui Dimitrov, renforce l’audience, obtient 85 p. 100 des suffrages. Kimon Georgiev constitue un nouveau gouvernement, avec une majorité de communistes. En septembre 1946, la monarchie est abolie par un plébiscite, laissant place à une république. Les élections législatives organisées le mois suivant confirment le recul de l’opposition et Gueorgui Dimitrov est chargé de former le gouvernement. "Bulgarie" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés
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