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Les bouleversements du début des années 1990 en Italie
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La chute des régimes communistes d’Europe de l’Est bouleverse le paysage politique italien. En 1990, les communistes italiens exsangues se rebaptisent Parti démocratique de gauche (PDS). Abandonnant la rhétorique communiste traditionnelle lors du Congrès de Rimini en février 1991, le mouvement dirigé par Achille Occhetto élargit sa réflexion à l’environnement, au féminisme et à l’écart économique toujours présent entre le Nord industriel et le Sud agricole. Le Parti socialiste, toujours dirigé par Craxi, tente d’unifier la gauche et se baptise le Parti de l’unité socialiste.

Les électeurs sanctionnent les formations traditionnelles en avril 1992. Les démocrates-chrétiens, jadis tout-puissants, ne remportent que 29,7 p. 100 des suffrages, réalisant le plus mauvais score de leur histoire ; les néocommunistes obtiennent 16,1 p. 100 (26,6 p. 100 en 1987) et les socialistes 13,6 p. 100.

L’inertie de l’électorat résulte de la combinaison de différents facteurs : une économie malade, les ravages d’un chômage massif, la révélation d’une corruption politique généralisée en relation avec la Mafia.

Née en Sicile au XIXe siècle, cette organisation fonctionnant selon une structure familiale, observant des rituels et des codes très particuliers, a, petit à petit, gangrené la société et l’économie.

Au milieu des années 1980, les magistrats, réunis autour de Giovanni Falcone, ont obtenu d’importants succès contre cette « pieuvre », mais la situation ne cesse de se dégrader et plusieurs juges, dont Falcone lui-même, sont assassinés en 1992-1993. Au cours des années suivantes, plus de 6 000 personnes, dont des centaines de politiciens, de magistrats et d’hommes d’affaires, sont mises en examen ou emprisonnées pour des délits de toute nature. Bettino Craxi est même obligé de quitter son poste de secrétaire du Parti socialiste, au début de 1993.

En avril 1993, l’électorat italien approuve huit référendums de réformes du système électoral du pays. Puis, le président du Conseil, le socialiste Giuliano Amato, démissionne, après l’opération « Mains propres » visant la corruption des partis politiques et est remplacé par le directeur de la Banque d’Italie, Carlo Azeglio Ciampi.

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Achille Occhetto
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