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Histoire Belgique : la Belgique médiévale
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Avant même l’an 1000 se profile cette expansion démographique et économique qui dure jusque vers 1350 en Flandre et en Wallonie. Sur le plan politique, les principautés indépendantes et les seigneuries se multiplient au IXe et Xe siècles. La Lotharingie est divisée entre la Haute-Lotharingie (ou Lorraine) et la Basse-Lotharingie (ou Lothier). Au comté de Flandre s’ajoutent le comté de Hainaut, de Namur et de Luxembourg, ainsi que les duchés du Brabant et de Limbourg, la seigneurie de Malines et la principauté de Stavelot. L’évêché de Liège est une principauté indépendante. L’unification de ces territoires est réalisée avec les comtes de Flandre ; en particulier grâce à l’action de Philippe d’Alsace (1168 à 1191), qui institue un véritable État. Cette période marque l’apogée de la Flandre, qui cherche à se démarquer de la France (bataille de Bouvines en 1214), étend ses territoires et participe activement aux croisades.

 

Les communes
À partir du XIIe siècle, l’essor économique des villes conduit, comme en Italie, à la formation de communes. Les privilèges et franchises des cités marchandes (Bruges a le monopole de la laine, Gand celui du blé, Damme celui du commerce du vin et du sel avec toute l’Europe du Nord) principalement économiques se transforment en franchises politiques.

Liège et les cités flamandes revendiquent les libertés politiques et les villes de Flandre deviennent des États. L’essor communal repose sur le développement du commerce et de l’industrie qui vont engendrer une nouvelle classe sociale, la bourgeoisie urbaine. La richesse de cette civilisation marchande, qui donne naissance à une culture flamande autonome, est de nature à exciter bien des convoitises, notamment celles des rois de France.

Ainsi, Philippe IV le Bel tente d’annexer la Flandre lors de la bataille des Éperons d’or en 1302, mais les populations résistent. Par le pacte de 1339, les pays de Flandre, de Brabant-Limbourg et de Hainaut sont réunis. Régulièrement, la France continue à intervenir sans pour autant arriver à ses fins. La Flandre demeure indépendante pendant la guerre de Cent Ans, mais sa destinée est désormais liée à celle de la Bourgogne.

L'hégémonie bourguignonne

En effet, le dernier comte de Flandre, Louis le Mâle, a donné sa fille Marguerite en mariage au duc de Bourgogne, Philippe le Hardi. À sa mort, en 1384, la Flandre est alors rattachée à la Bourgogne, donnant naissance aux Pays-Bas bourguignons qui vont se dresser contre la France au milieu du XVe siècle. Une politique patrimoniale habile permet au duché de fonder un État puissant avec ses propres institutions, situé entre la France et l’Allemagne. En 1435, le traité d’Arras met fin au conflit franco-bourguignon. Le duc Philippe le Bon poursuit la politique d’expansion de ses prédécesseurs : il annexe le comté de Namur (1421), le duché de Brabant-Limbourg (1430), puis les comtés de Hainaut, de Zélande, de Hollande, de Fride, le duché de Luxembourg (1441), et la principauté de Liège (1456).

Château des Comtes (Gand, Belgique)
Château des Comtes (Gand, Belgique). Encarta

Le XVe siècle est également marqué par l’épanouissement de la culture et des arts (voir primitifs flamands). Cet essor est cependant interrompu par la mort, en 1477, du dernier souverain bourguignon, Charles le Téméraire. "Belgique" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009
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