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La Belgique dans la 1ère guerre mondiale
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Une semaine après le début de la guerre, le 4 août 1914, les armées allemandes violent la neutralité du pays en franchissant la frontière belge, selon le plan Schlieffen. Le gouvernement s’oppose à l’invasion et demande l’aide de la France, du Royaume-Uni et de la Russie. L’armée belge oppose une résistance héroïque : pendant quatre ans, les soldats retranchés sur les lignes de l’Yser tiennent tête à l’armée allemande. Le gouvernement belge s’exile au Havre, tandis que le « roi chevalier » Albert Ier refuse obstinément de quitter la Belgique.

 

L’occupant allemand tente d’utiliser à son profit les divisions linguistiques en établissant des administrations flamandes et wallonnes indépendantes ; ces initiatives ne trouvent aucun soutien chez des populations civiles traumatisées, l’Allemagne refusant de subvenir à leurs besoins alimentaires. Un million de civils se réfugient en France.

La grande offensive alliée, qui débute le 28 septembre 1918, libère toute la côte belge. Les Allemands, également repoussés en France, signent l’armistice du 11 novembre 1918 et se retirent du territoire belge. Aux termes du traité de Versailles, l’Allemagne cède à la Belgique les cantons germanophones d’Eupen, Malmedy et Saint-Virth, et le territoire du Ruanda-Urundi, ancienne colonie allemande, est placé sous mandat belge. La Belgique reçoit des dommages de guerre et sa neutralité est levée.

La reconstruction des régions dévastées est relativement rapide. En 1921, l’Union économique belgo-luxembourgeoise est créée permettant un redressement plus rapide des industries et de l’agriculture. Cependant, des privatisations et une dévaluation sont nécessaires à ce redressement.

En outre, les conséquences de la crise économique de 1929 touchent la Belgique qui doit pratiquer une nouvelle dévaluation en 1936. La période de reconstruction économique est également propice à une nouvelle législation sociale : le droit de grève, la liberté syndicale et la semaine de quarante-huit heures sont adoptés en 1921, les lois sur le salaire minimal et les congés annuels de six jours sont votées en 1936.

Sur le plan politique, l’introduction, en 1919, du suffrage universel unique pour tous les hommes modifie le jeu politique, empêchant la domination d’un seul parti. L’union nationale domine avec l’alliance des catholiques, des libéraux et des socialistes. Cependant, des mouvements extrémistes se développent tels que le rexisme, autour de Léon Degrelle, et le Frontpartij, flamand, qui devient en 1933 le Rassemblement national flamand (VNV). Après la mort accidentelle d’Albert Ier, son fils, Léopold III, lui succède en 1934.

Sur le plan diplomatique, la Belgique ayant abandonné sa politique de neutralité signe une alliance militaire avec la France en 1920, participe à l’occupation de la Ruhr en 1923-1925 puis adhère aux accords de Locarno en 1925.

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Albert Ier de Belgique
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