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l'Italie et la 2nde guerre mondiale : la bataille d’Italie
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En apprenant la chute de l’île de Pantelleria, dont il a voulu faire une nouvelle forteresse de Malte, Mussolini aurait déclaré : « On frappe au portail. » Effectivement, le 10 juillet 1943, les Alliés débarquent en Sicile. Sans aucun espoir de résistance possible, la cour et le Grand Conseil fasciste décident d’agir. Dans la nuit du 24 au 25 juillet 1943, au cours d’une séance dramatique, Mussolini est mis en minorité. Le lendemain, le roi Victor-Emmanuel III le fait arrêter puis déporter, tandis que le maréchal Pietro Badoglio, le vainqueur de l’Éthiopie, forme un gouvernement de transition. Immédiatement, il démantèle, sans opposition, les institutions clés du fascisme et entre en contact avec les Alliés.

Avec l’accord du président Franklin D. Roosevelt, de Winston Churchill et du commandant en chef des forces alliées, le général Dwight D. Eisenhower, Alliés et Italiens négocient à Lisbonne une reddition sans condition qui est ratifiée par toutes les parties, le 3 septembre 1943, le jour même du début de l’invasion de l’Italie.

En réponse à l’armistice, le IIIe Reich déclenche l’opération Alaric : en moins de quarante-huit heures, toute l’armée italienne (90 divisions) est désarmée et des milliers d’opposants au fascisme et au nazisme sont arrêtés. Le roi, Badoglio et des ministres se réfugient à Brindisi tandis qu’une course folle s’engage entre les Alliés et les Allemands.

L’énorme force amphibie britannico-américaine, débarquée le 9 septembre sur les plages de Salerne, au sud de Naples, n’arrive pas à piéger les divisions allemandes qui lui font face. La VIIIe armée britannique remonte difficilement de la Calabre vers Naples qui s’est soulevée contre l’occupant nazi. Le front se stabilise de longs mois, au sud de Rome, obligeant les Alliés à engager de coûteuses offensives. S’ils réussissent à prendre pied sur la péninsule et à recueillir pratiquement tous les navires de guerres italiens de la base de La Spezia et des autres ports encore sous contrôle italien, les Alliés ne remportent qu’une demi-victoire.

Afin de mieux contrôler le pays, les Allemands réactivent le mouvement fasciste. Mussolini, détenu au Gran Sasso, est libéré le 12 septembre 1943 par un commando parachutiste et mis à la tête d’une république fantoche, la République sociale italienne, fondée à Salò, dans le nord du pays, qui se distingue surtout par ses exactions à l’égard de la population et des résistants. Le Duce fait exécuter certains de ses anciens fidèles, dont son propre gendre, le comte Ciano.
L'Allemagne ennemie

Afin de respecter ses engagements vis-à-vis des Alliés et du peuple italien, le président du Conseil Badoglio déclare la guerre à l’Allemagne le 13 octobre 1943. Mais l’Italie ne rentre dans le camp allié qu’avec un statut de cobelligérant, en raison de son lourd passé fasciste. Badoglio, qui, tout comme Victor-Emmanuel, s’est compromis avec le régime fasciste, tente d’élargir la base du gouvernement en y faisant entrer les dirigeants des partis politiques dissous par Mussolini puis regroupés dans un Comité de libération nationale. Mais, libéraux et socialistes exigent l’abdication du roi. En novembre 1943, le Comité de libération nationale refuse la confiance au gouvernement Badoglio et réitère ses conditions préalables.

Débâcle italienne sur le front russe
Débâcle italienne sur le front russe. Encarta
Après la bataille du mont Cassin, Rome est libérée le 4 juin 1944. Le socialiste Bonomi peut former un cabinet de coalition, la question du régime politique futur, monarchie ou république, est reportée à la fin de la guerre. "Italie" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009
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