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L'Italie des Temps Modernes : l’Autriche et la France
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Venise affaiblie, la papauté de plus en plus repliée sur ses domaines et Florence ne jouant plus de rôle majeur, la seule puissance italienne qui émerge alors est le duché de Savoie, qui prend Turin pour capitale, à partir de 1562.

Le territoire italien est, au XVIIIe siècle, le théâtre des guerres européennes et, en particulier, de l’affrontement entre la dynastie des Habsbourg et les Bourbons d’Espagne. La Couronne espagnole perd ses possessions italiennes à l’issue de l’épuisante guerre de Succession d’Espagne. Ainsi, par la paix d’Utrecht (1713), le Milanais, Naples, la Sardaigne et Mantoue passent aux Habsbourg d’Autriche. De son côté, le duc Victor-Amédée II de Savoie reçoit la Sicile dont il devient roi et qu’il échange contre la Sardaigne, en 1720.

L’Autriche est désormais la puissance dominante en Italie pendant près de soixante-dix ans. D’autres conflits opposent cependant les puissances européennes sur le sol d’Italie : entre 1733 et 1735, se déroule la guerre de Succession de Pologne, puis de 1740 à 1748, la guerre de Succession d’Autriche. Finalement, les Habsbourg dominent le Milanais et la Toscane, les Bourbons, le royaume des Deux-Siciles, Parme, Plaisance et Guastalla, tandis que Gênes et Modène sont sous protectorat français.

La Révolution française fait des émules dans la péninsule ; elle conduit à l’invasion et au rattachement de la Savoie et du comté de Nice par la France. Dès 1793, Naples, la Sardaigne et d’autres petits États se joignent à la coalition contre les Français. En 1796, le général Bonaparte lance la première campagne d’Italie (voir guerres napoléoniennes). Ses brillantes victoires obligent les Autrichiens à se retirer et lui permettent d’imposer à Vienne, par le traité de Campoformio (1797), la création de républiques qui marquent la fin de l’Ancien Régime et de la féodalité.

Ainsi, la République cisalpine, dont Milan est la capitale, voit le jour en Lombardie ; elle intègre la République cispadane.

En octobre 1797, une République ligurienne est instituée dans la région de Gênes, tandis que les Français instaurent une République romaine à Rome, en février 1798, et qu’à Naples est établie la République parthénopéenne, en janvier 1799. Venise et ses territoires sont attribués aux Habsbourg d’Autriche.

En 1800, Bonaparte, devenu Premier consul, organise une seconde campagne d’Italie afin de chasser les troupes austro-russes qui sont intervenues à partir de 1799. Il les bat à la bataille de Marengo, le 14 juin 1800, et la paix est signée à Lunéville en février 1801, l’Italie passant sous l’hégémonie française. Peu à peu, le territoire est intégré au système continental français ; en janvier 1802, la République italienne est proclamée et Napoléon Ier devient son président. Puis, en mai 1804, le premier Empire est instauré et, en mars 1805, l’Italie devient un royaume dont le roi est Napoléon Ier et le vice-roi, Eugène de Beauharnais.

En fait, l’Italie est découpée en petits territoires répartis entre les proches de l’empereur. Ainsi, le royaume de Naples, d’abord offert en 1806 au frère de Napoléon, Joseph, revient à son beau-frère Joachim Murat en 1808, tandis que sa sœur, Élisa Bonaparte, règne à Lucques dès 1809. Après l’annexion du Piémont, de la Vénétie en 1805, des provinces illyriennes, ainsi que du Trentin en 1809,

Bannière de la République cisalpine
Bannière de la République cisalpine. Encarta
Rome est incorporée dans l’empire en 1810 et l’ancien royaume d’Étrurie devient le grand-duché de Toscane. Pourtant, l’emprise napoléonienne sur l’Italie ne survit pas à la chute du régime et au congrès de Vienne (1815) ; l’Autriche et les souverains déchus récupèrent leurs possessions. "Italie" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009
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