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Art et culture de Roumanie
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La culture roumaine est originale dans la mesure où la culture latine y a subi les influences slave, magyare, grecque et turque.

Durant le Moyen Âge, la langue officielle adoptée par les principautés roumaines était le slavon. C’est dans cette langue qu’ont été écrits les premiers romans populaires (Varlaam et Ioasaf, notamment). Au cours du xviiie siècle, la latinité de la langue et du peuple roumains est redécouverte et promue, grâce à l’École transylvaine, incarnée notamment par Petru Maior.

Jusqu’au xviiie siècle, la littérature roumaine est dominée par les thèmes religieux. L’union de la Moldavie et de la Valachie, en 1859, est propice au renouveau d’une littérature nationale. Celle-ci s’exprime notamment au travers du groupe Junimea (« Jeunesse »), de tendance nationaliste, dont le principal théoricien est Titu Maiorescu. Jusqu’à la Première Guerre mondiale, les grands noms de la littérature roumaine sont les poètes Vasile Alecsandri et Mihai Eminescu, et l’écrivain Ion Luca Caragiale, dont les œuvres incarnent l’unité nationale. L’entre-deux-guerres est une période d’effervescence culturelle. Le roman prend une importance nouvelle avec les écrivains Mihail Sadoveanu, Liviu Rebreanu, Gheorghe Calinescu et Panait Istrati. La période communiste est dominée par le réalisme soviétique.

Quelques écrivains obtiennent la célébrité dans l’exil : Eugène Ionesco, auteur dramatique franco-roumain, Emil Cioran, essayiste et moraliste français d’origine roumaine, ou encore l’historien des religions et romancier Mircea Eliade.

L’architecture religieuse connaît un grand essor à partir des xiiie et xive siècles. La Transylvanie, sous domination hongroise et rattachée à l’Église de Rome, développe une architecture proche de la civilisation occidentale. Les principaux édifices religieux y sont la cathédrale d’Alba Iulia, achevée en 1237, et la cathédrale gothique de Cluj (xive-xve siècle). L’architecture civile y est représentée entre autres par le château de Bran (xive siècle), les châteaux de Criş et de Iernut, de style Renaissance, ou encore le palais de Brukenthal à Sibiu, de style baroque.

Les principautés de Valachie et de Moldavie, rattachées à l’Église orthodoxe, appartiennent quant à elles à la civilisation byzantine.

Chateau de Roumanie
Un chateau en Roumanie. Encarta
De style purement byzantin en Valachie (église princière Saint-Nicolas à Curtea-de-Argeş, église Mihai Vodă à Bucarest), l’architecture religieuse combine des éléments gothiques en Moldavie, du fait de l’influence polonaise, notamment sous le règne d’Étienne le Grand (1457-1504), et donne naissance à un style spécifiquement moldave (monastère de Putna, église de Borzeşti). Aux xviie et xviiie siècles, l’influence de la Transylvanie fait apparaître en Valachie un style baroque local appelé « style brancovan » (monastère de Hurezi, église Stavropoleos à Bucarest) tandis que les influences islamique et russe en Moldavie donnent naissance à des styles très variés (église des Trois-Hiérarques de Iaşi, monastère Dragomirna).
Parmi les plus grands peintres roumains figurent le portraitiste Theodor Aman et le paysagiste Nicolae Grigorescu. Le sculpteur français d’origine roumaine Constantin Brancusi apporte une contribution notable aux concepts modernes de l’art du xxe siècle. La Roumanie possède également une longue tradition dans l’art des icônes : icônes sur bois, apparues au début du xve siècle, icônes sur verre (xviie-xviiie siècles). "Roumanie" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés
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