Carnet Photographique : le Canada
Art chinois sous la dynastie Shang (1750 - 1027 av. JC)
Carnet Photographique Chine

La civilisation Shang résulte de l’évolution qui se dessine lors de la période néolithique (v. 4000-2000 av. J.-C.), époque importante dans l’histoire de la Chine archaïque. Les débuts de l’agriculture et de la domestication des animaux favorisent l’organisation de l’habitat en villages. Avec ce nouveau mode de vie apparaissent les premiers rites funéraires chinois ; des objets de la vie quotidienne, enterrés avec les défunts, ont ainsi été conservés. Les tombes néolithiques ont livré une grande diversité de céramiques, dont les plus remarquables sont de grandes jarres peintes, probablement des vases d’offrandes funéraires, ainsi que des vases à pieds d’argile noire polie, façonnés sur un tour de potier. Des outils de jade et de pierre ont été exhumés. Il est en outre vraisemblable que les Chinois de la période néolithique possédaient des connaissances en métallurgie.

 

La dynastie Shang trouve son origine dans un clan de villageois du néolithique, dans la province chinoise du Henan. Son histoire est divisée en deux périodes, celle qui précède et celle qui suit l’installation de la capitale à Anyang, au XIIIe siècle av. J.-C. Des cités Shang sont fondées avant celle d’Anyang.

Dans les tombes de ces sites ont été découverts la plupart des objets fabriqués de cette période : céramiques, jades et vases de bronze. Ces objets attestent l’existence de rituels nécessitant des récipients spéciaux pour la nourriture et pour les alcools. Les cérémonies, suscitant une demande de vases de plus en plus raffinés dans leur décoration, ont stimulé les progrès techniques de la métallurgie.

La période postérieure à la fondation d’Anyang correspond aux deux cent cinquante dernières années de la domination des Shang. Elle est connue grâce aux travaux archéologiques entrepris dans les environs de cette ancienne capitale. Les inscriptions oraculaires trouvées sur des os d’animaux (divination par la scapulomancie) et les vases de bronze attestent que les souverains sont soucieux d’assurer leur éternité.

Ils pratiquent le culte des ancêtres, ce qui nécessite des offrandes d’aliments et de boissons dans leurs temples et permet d’expliquer la présence de vases aux formes adaptées. Les Shang vénèrent plusieurs idoles. La surface de ces bronzes rituels est entièrement décorée de monstres et d’oiseaux, parfois même d’une silhouette humaine.

Convaincus qu’ils peuvent emporter leurs biens matériels dans l’autre monde, les membres de la famille royale se font enterrer accompagnés de leurs serviteurs (esclaves ou prisonniers de guerre) et d’une partie de leurs richesses personnelles. En 1975, des archéologues chinois ont découvert, aux environs d’Anyang, la tombe de l’épouse préférée d’un souverain Shang. L’inventaire a relevé plus de 400 vases et armes de bronze, ainsi que 600 objets de jade et de pierre. Des bronzes d’animaux et d’oiseaux, et des figurines de jade soigneusement sculptées témoignent encore de la précocité et de la valeur de l’art dynastique de la Chine archaïque. "Art chinois" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009
http://fr.encarta.msn.com © 1997-2009 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.

Vase rituel en bronze, période Shang (Chine)
Vase rituel en bronze, période Shang (Chine). Encarta
Recherche personnalisée