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L'architecture des Qing en Chine
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Les arts décoratifs de la période Qing font surtout preuve de virtuosité technique. Le procédé d’émaillure évolue encore, et le nombre de teintes pour la porcelaine vernissée se multiplie. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les plus belles pièces destinées à l’exportation partent pour l’Europe. Lorsque les potiers occidentaux commencent à produire des porcelaines émaillées ou bleues sous couverte, la qualité de la céramique chinoise commence à décliner.

 

Les plus belles poteries sont produites par de petits ateliers provinciaux. Leurs potiers ne cherchent pas à rivaliser avec les potiers de l’empereur, mais à satisfaire les commandes locales. Ainsi, la céramique I-Xing de la province du Jiangsu, grès d’un brun pourpre profond, est particulièrement appréciée des érudits de la région. De petites théières, des plumiers et des aiguières ornent souvent le bureau des fonctionnaires.

Sous les Qing, les styles très ornés (fortement appréciés sous les Ming) se perpétuent dans le travail des métaux, le laque et le jade sculpté. À cette époque, les maîtres verriers portent à sa perfection l’art du verre soufflé. Les flacons à priser de couleurs vives et variées sont appréciés tant en Chine qu’à l’étranger. Le mobilier de bois, fréquemment décoré de laque et parfois doré, connaît une faveur croissante à la cour impériale et parmi les riches fonctionnaires et négociants.

Architecture sous les Qing
Pendant la période Qing, les traditions de l’architecture Ming sont préservées comme dans presque toutes les autres formes d’art impérial. [Les Mongols (Yuan) avaient rejeté les styles délicats des Song pour leur préférer des structures massives et basses ; les architectes Ming avaient adopté cette tendance, bâtissant de nombreux édifices vastes et rectangulaires ;

les temples Ming conservaient ainsi souvent certains détails des Song, comme les figures de bois peint de couleurs vives ajoutées à l’intérieur.] Les empereurs Qing apprécient eux aussi un intérieur vaste, presque monotone, dépourvu de détails raffinés. Les palais Qing, dont de nombreux exemples subsistent à Pékin, sont caractéristiques de l’architecture de cette époque. Les édifices les plus courants se reconnaissent à leur aspect massif tempéré par une symétrie rigoureuse. La couleur y joue un rôle important, avec les détails peints en rouge et des escaliers de marbre blanc. Le style des palais présente des variantes. Autrefois, le Yuanmingyuan (« Jardin des perfections et de clarté »), qui date du XVIIIe siècle, était une résidence d’été construite dans le style de Versailles. À l’extrême opposé, l’Autel du Ciel (commencé en 1420 et

Temple du Ciel à Pekin
Temple du Ciel à Pekin. Encarta
restauré en 1890) est un édifice circulaire à trois étages inspiré par des descriptions architecturales antérieures à la dynastie Han. "Art chinois" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009
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