Carnet Photographique : Bulgarie
L'agriculture et l'industrie bulgare
Carnet Photographique Bulgarie

La collectivisation de l’agriculture en Bulgarie a démarré au début des années 1950. À la fin des années 1980, la plupart des terres cultivées appartenaient aux fermes collectives et publiques. Les propriétés privées, qui ne représentaient que 5 p. 100 de la surface cultivée, fournissaient cependant plus d’un quart de l’ensemble de la production agricole. Après 1992, les terres ont été en partie restituées à leurs anciens propriétaires, mais l’agriculture bulgare se caractérise toujours par ses rendements médiocres.

En 2006, le secteur primaire occupait 8,9 p. 100 de la population active et contribuait à la formation de 8,5 p. 100 du PIB. Les principales productions sont le blé (3,3 millions de tonnes), le maïs (1,6 million de tonnes), le tabac (41 956 tonnes) et la vigne. Enfin, la culture des roses est une tradition ancienne dans le pays.

L’élevage, surtout ovin (1,6 million de têtes) et caprin (608 426 têtes), permet la production de divers produits laitiers.

Les forêts, qui occupent 32,7 p. 100 du territoire, permettent de produire 5,99 millions de m³ de bois d’œuvre chaque année.

La pêche, qui s’est développée dans les années 1960 et 1970, est aujourd’hui en déclin (8 579 tonnes en 2005). Les conserveries et les usines de transformation de Varna et de Burgas, sur la côte de la mer Noire, sont toujours en activité.

En 2006, le secteur secondaire occupait 34,2 p. 100 de la population active et contribuait à la formation de 31,4 p. 100 du PIB.

La Bulgarie possède de modestes ressources minières. Le charbon (27,2 millions de tonnes en 2003), destiné pour plus de 50 p. 100 aux besoins de l’industrie nationale, constitue l’essentiel de la production minière. On exploite également quelques gisements de plomb (25 000 tonnes), de cuivre, de zinc et d'or. L’exploitation du pétrole, découvert en 1951, a permis de produire 365 250 barils en 2004.

Près de 52 p. 100 de l’électricité du pays provient des centrales thermiques, alimentées au charbon ou au pétrole, ou, dans une moindre mesure, de centrales hydroélectriques et d’origine nucléaire. La centrale nucléaire de Kozloduy, ouverte en 1974, est considérée à hauts risques par la communauté internationale qui a cherché à obtenir sa fermeture ou sa conversion.

L'agriculture bulgare
Agriculture bulgare. Encarta

Dans la perspective de sa future intégration à l’Union européenne (UE), la Bulgarie a accepté de fermer les deux plus anciens réacteurs de la centrale au début de l’année 2003, comme elle s’y était engagée.

L'industrie bulgare
Essentiellement axée sur les productions lourdes, l’industrie bulgare opère depuis le début des années 1990 une difficile reconversion. Dépendantes des importations de matières premières, la métallurgie, la chimie ou l’équipement (machines ou équipements électriques) ont subi de plein fouet la rupture des liens traditionnels avec les pays de l’ex-CAEM (Conseil d’assistance économique mutuelle). L’indice de production industrielle s’est véritablement effondré, passant de base 100 en 1985 à 62 en 1995. Moins liées aux importations, les industries textiles (plus anciennes, à l’exception du coton), agroalimentaires, du cuir ou des matériaux de construction (verre, ciment, brique) ont mieux surmonté la période de transition. Les secteurs actuellement en progression sont l’agroalimentaire et l’acier ; ils génèrent cependant une importante pollution de l’air et de l’eau, jusqu’alors négligée par les autorités. Plus anecdotique, l’essence de rose, utilisée dans l’élaboration de parfums, est un des produits les plus typiques de la Bulgarie qui en fabrique 3 000 litres par an. "Bulgarie" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés