Carnet Photographique - Histoire de Roumanie


La seconde présidence en Roumanie de Ion Iliescu (2000-2004)

Carnet Photographique - Roumanie
3/10/15

La fin de la dictature en Roumanie

En décembre 2000, l’ancien apparatchik communiste, président de 1990 à 1996, Ion Iliescu, revient sur le devant de la scène politique. Il remporte l’élection présidentielle avec 66,8 p. 100 des suffrages contre 33,2 p. 100 à Corneliu Vadim Tudor, après être apparu comme le dernier rempart de la démocratie face à son adversaire d’extrême droite, populiste, xénophobe et ultranationaliste.

Lors des élections législatives (qui se déroulent le même jour que le premier tour de l’élection présidentielle), son Parti de la Grande Roumanie (PRM) devient en effet la deuxième force du pays avec 19,5 p. 100 des voix (soit 84 sièges), derrière le Parti de la démocratie sociale (PSDR), le parti de Ion Iliescu, qui remporte 36,6 p. 100 des voix (155 sièges).

Le Parti démocrate (PD) de Petre Roman totalise 7 p. 100 des voix (31 sièges) tandis que le Parti libéral national (PNL) en recueille 6,9 p. 100 (30 sièges) et l’Union démocratique des Magyars de Roumanie (UDMR) 6,8 p. 100 (27 sièges sur 345). Ion Iliescu nomme alors Adrian Nastase au poste de Premier ministre. Son action réformatrice est couronnée de succès par une amélioration de la situation économique qui engage l’Union européenne (UE) à proposer à la Roumanie une adhésion à échéance 2007 et l’OTAN à inviter la Roumanie à engager des pourparlers d’adhésion, effective le 29 mars 2004.

Afin de se préparer au mieux à rejoindre l’UE, la Roumanie adopte une Constitution révisée en octobre 2003, harmonisée avec la législation communautaire.

Elle est approuvée par référendum par près de 90 p. 100 des électeurs mais le taux de participation n’atteint que 55,7 p. 100. Au même moment, le Premier ministre limoge trois responsables corrompus de son équipe. Cela apparaît comme un signal supplémentaire à l’égard des autorités européennes, alors que la corruption est un des principaux handicaps de la Roumanie sur la voie de l’intégration à l’UE.

Un mois avant la fin de son mandat, le président Ion Iliescu reconnaît l’« entière responsabilité de l’État » pour la Shoah durant la Seconde Guerre mondiale. Il s’agit d’une étape importante dans l’histoire de la Roumanie post-communiste. En effet, en 2003, Ion Iliescu avait soulevé des protestations en minimisant le sort des Juifs dans la Roumanie nazie, considérant que communistes et Juifs y étaient alors traités de la même manière. Sous la pression internationale, il avait accepté la mise en place d’une commission chargée d’étudier la Shoah en Roumanie, dirigée par le prix Nobel de la paix Elie Wiesel. Environ 400 000 Juifs et 11 000 Tziganes ont été tués pendant la Seconde Guerre mondiale par les autorités roumaines, civiles et militaires. "Roumanie" © Ecrit par et Encarta

2nd mandat de Iliescu
2nd mandat de Iliescu


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