Carnet de voyage Corée du sud - Carnet Photographique



Visite de Séoul - Carnet de voyage

Partir en Corée du sud
3/10/15

Voyage à Busan (4)

La relève de la garde à Séoul

Midi approche. J’entends au loin un roulement de tambour. J’approche de la porte d’entrée principale du temple. La relève de garde à Séoul va avoir lieu.

Des hommes vêtus en habit traditionnel, portant de grands chapeaux noirs qui cachent les yeux, une barbe d’un noir profond (dommage elle est fausse), des habits amples et colorés, des coquillages qui servent de trompette, se préparent à défiler. Les armes, notamment les sabres m’impressionnent. Aucun sourire. Les regards sont figés. Un gong résonne. Le son est puissant et rond. Il remplit l’espace. Un homme crie. La relève commence. Les étendards sont levés et flottent au vent. Les gardes marchent par 2. Ils se tiennent droit.


Le pas est rigide. Ils font plusieurs fois le tour de la grande porte. La musique traditionnelle les accompagne. La relève de la garde date de l’époque impériale. Je suis entré dans l’intimité de la grande Histoire de la Corée. Le Séoul d’aujourd’hui contraste avec la finesse d’hier.

Je quitte ce haut lieu pour rejoindre les quartiers plus populaires et les temples de la consommation séoulite.

Relève de la garde à Séoul
Relève de la garde à Séoul. Photo E. Buchot

Je parcours des avenues immenses, à la circulation intense. La pollution est visible. Des habitants sont dissimulés sous de petits masques. D’immenses magasins côtoient de tous petits. Au milieu de ce semblant de capharnaüm, je découvre un grand parc qui constitue l’antichambre d’un temple. Des hommes jouent sur des tables ; d’autres sont assis et regardent l’animation ; des enfants jouent. C’est un véritable lieu de vie.

Le marché traditionnel de Séoul

Il est 7 heures du matin. Je pars découvrir l’un des derniers marchés traditionnels de Séoul. Il est situé aux portes de la ville. J’ai longuement hésité avant de m’y rendre. De nombreux chiens sont en effet proposés comme repas.

Je ne sais absolument pas ce que je vais découvrir, ni comment je vais réagir. J’emprunte une ligne de metro et descend au terminus. La foule est tellement compacte qu’il m’est difficile d’avancer. De nombreux marchands sont installés à même le sol et proposent les produits de leur jardin. Je suis la foule. Très rapidement, je découvre le marché Garak de Séoul. Il est immense et en plein air. Des tentes de toutes les couleurs sont tirées.

Chien en Corée du Sud
Chien en Corée du sud. Photo E. Buchot

Dès l’entrée, j’aperçois des dizaines de grandes cages alignées de couleur jaune. Des aboiements se font entendre. Les chiens attendent d’être mangés. Ils sont tous racés. Plutôt hauts et gros. Ils sont à l’étroit. J’ai du mal, beaucoup de mal à supporter cette réalité. Je ne parviens pas à prendre de photos. J’avais vu au Vietnam des chiens en roti. Ils étaient empilés les uns sur les autres. Mais, ici ils sont vivants. J’imagine trop la suite.

Derrière les cages, les chiens cuisent. D’immenses fours noirs (ils ont la forme de très gros plats pour tagine) laissent dégager une fumée. Les acheteurs pourront bientôt venir récupérer leur plat. A proximité d’une des cages, un petit chien blanc, tout habillé, monte la garde. Il a l’œil vif, l’air coquin. Le contraste est saisissant. Je m’éloigne. Je découvre des légumes et des fruits aux formes et couleurs surprenantes.

Des plats cuisent. Certains me font penser à de la cervelle. Une couleur blanchâtre et un aspect mou. Je m’aperçois que je suis le seul occidental sur le marché. Les marchands communiquent beaucoup par le sourire. Je ressens le choc des cultures mais je ne me sens pas perdu pour autant. La suite du carnet de voyage © Ecrit par

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