Carnet voyage Gênes



Week end à Gênes (3/3)

Le voyage en images pour le plaisir
28/12/16

Images de Turin

Soirée à Gênes

Les ruelles de Gênes s'illuminent peu à peu. Les façades immeubles colorés ressortent comme par magie. Je redécouvre la ville sous un autre regard. Tout simplement magnifique.

Je repasse par les rues que j'ai vu dans la journée. Je suis surpris par la beauté des églises. J'ai le sentiment d'être dans un musée à ciel ouvert.


Le dôme de la cathédrale San Lorenzo domine la rue qui porte son nom. J'entends encore les chants des religieuses. Le vent se lève et se fait progressivement de plus en plus fort. Les passants tentent de se protéger, mais c'est difficile. Tout est emporté. Des panneaux lumineux indiquent un avis de tempête sur la ville et le port. Les panneaux de signalisation tanguent. Il fait frais.

Drapeaux à Gênes
Drapeau à Gênes Photo E. Buchot

J'arrive sur la place Ferrari. Elle est superbement mise en lumière. La fontaine est arrêtée. Les banques italiennes qui entourent la place se dressent fièrement. Elles narguent le peuple dans cette crise économique qui frappe l'Europe de plein fouet. Au sommet d'un monument, trône une statue au bras coupé. Enveloppée dans un écrin de lumière elle est superbe. Sur la droite de la place, la grande rue commerçante de Turin. Les enseignes multicolores ont envahi les rues et les arcades. Toute la jeunesse de Gênes a l'air de s'être donnée rendez-vous ici.

La rue Garibaldi de nuit

Je poursuis ma route et retrouve la rue Garibaldi. Sublime. Des drapeaux flottent au vent. L'Europe, l'Italie et la Ligurie s'entremêlent. Les palais qui bordent la rue paraissent immenses et solides. Je me sens petit, tout petit. Je m'arrête devant une porte grande ouverte. L'entrée de la mairie de Gênes. Je passe la porte et découvre un enchevêtrement d'escaliers à la géométrie parfaite. La lumière est douce. Un couple d'amoureux occupe la place centrale. Ils ont l'air seul au monde. Très beau. Puis je les vois courir se tenant par la main. Ils prennent leur élan et sautent par dessus les escaliers. De vrais tourtereaux.

La fatigue commence à poindre. Les pieds font mal. L'hôtel n'est pas loin et je pars me reposer dans mon lit bien douillet.

Dernier jour à Gênes

La lumière se lève. Il est tôt. Le vent souffle toujours aussi fort. Après un bon petit déjeuner, je reprends mon sac photo et repars à la découverte de Gênes.

Peu de monde en ce dimanche matin. Quelques italiens promènent leur chien. Je vois une femme entrer dans l'église San Gesu. Le ciel est d'un bleu intense. Une belle journée qui s'annonce. J'entreprends de découvrir le quartier plus récent de Gênes. Si les immeubles restent massifs, ils témoignent d'une certaine richesse. La ville de Gênes n'a pas le plus grand port pour rien. La Piazza Corvetto a fière allure. Une statue de marbre blanc regarde la place. Derrière, une colline m'offre un superbe paysage italien. J'emprunte une petite allée et domine l'ensemble de la ville de Gênes. Je ne sais pourquoi, mais je pense à Istanbul. Peut être à cause du dôme de la cathédrale.

Tempête en Méditerranée

En arrrière fond j'aperçois la mer et ses bateaux et sur la droite des sommets enneigés. Les Apenins. Première fois que je les vois. Je reste un long moment à contempler ces paysages enchanteurs. Deux jeunes apprennent des techniques de combat. Au moins, ici, ils sont tranquilles.

Je redescends de mon nuage et retrouve la civilisation. Il est de temps de reprendre mon envol pour Paris. Un vol retour tumultueux. Le vent est toujours aussi fort. Le petit aéroport Christophe Colomb est situé en bord de mer. Je regarde un petit avion décollé. Ca a l'air de tangué fort. Je verrai bien. Bien installé, le commandant annonce des turbulences notamment au décollage.

Tempête en Méditerranée. Photo E. Buchot

Il met les gaz. L'appareil se dresse et quelques secondes plus tard nous sommes secoués, très secoués. Je m'accroche au siège de devant. L'avion prend un virage et là, je ne sais plus où je suis. Sur la rangée de droite, un homme mange ses chips tranquillement pendant que moi je sens l'inquiétude me gagner. Vivement que cela s'arrête. Je suis dans un vrai manège. Ca monte, ca descends, ca va à droite, à gauche. Il faudra attendre 3/4 d'heure pour que le calme revienne. Content de fouler de nouveaule plancher des vaches !!

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