Carnet Photographique

Rubens - un grand peintre


Marie de Medicis et son couronnement
Le couronnement de Marie de Medicis (Louvre). Photo E. Buchot

Combinant une facture extrêmement libre et une couleur riche et lumineuse héritée de l’école vénitienne à des formes monumentales inspirées par l’œuvre de Michel-Ange, Rubens donna naissance à un art exaltant l’être humain, la vie et le mouvement. Pendant deux cents ans, la vitalité et l’éloquence de son œuvre influencèrent des artistes aussi divers qu’Antoine Watteau au début du XVIIIe siècle, Eugène Delacroix et Pierre Auguste Renoir au XIXe siècle.

Le père de Rubens, Jan Rubens, juriste éminent, devint, à trente-deux ans, échevin d’Anvers. En raison de ses convictions religieuses, il dut fuir les Flandres en 1568 avec sa famille, afin d’échapper à la persécution des protestants. Si Petrus Paulus Rubens, dit en français Pierre Paul Rubens, naquit à Siegen (Westphalie) en 1577, c’est à Cologne que sa famille s’installa dès l’année suivante.

Toutefois, à la mort de Jan Rubens en 1587, sa veuve retourna vivre définitivement à Anvers avec ses enfants. Après avoir fréquenté une excellente école latine, le jeune Rubens fut engagé comme page chez la comtesse Marguerite de Ligne-Arenberg. Cependant, il n’y resta que peu de temps, sa mère le faisant rapidement placer en apprentissage chez un artiste. Il fut successivement l’élève de Tobie Verhaecht, d’Adam Van Noort puis d’Octave Van Veen, trois peintres flamands travaillant dans la mouvance des maniéristes du XVIe siècle italien. Rubens, dont le talent était particulièrement précoce, fut reçu maître à la corporation des artistes d’Anvers (la guilde de Saint-Luc) en 1598, à l’âge de vingt et un ans.

Le voyage de Rubens en Italie


La reine à Lyon
La reine à Lyon

Suivant l’exemple de nombreux artistes contemporains de l’Europe du Nord, Rubens décida de partir pour l’Italie, où il rejoignit son frère, afin de parfaire ses connaissances artistiques. Dès son arrivée dans la péninsule en 1600, le jeune artiste fut engagé au service du duc de Mantoue, Vincent de Gonzague. Sa fonction, qu’il conserva pendant toute la durée de son séjour, devait le conduire à exécuter des portraits de la famille ducale (la Sainte Trinité adorée par Vincent de Gonzague et sa famille, 1604-1605, Palais ducal de Mantoue) ainsi que des copies d’œuvres de la Renaissance. Celles-ci furent réalisées en 1601, lors du premier voyage à Rome de Rubens. Au cours des huit mois qu’il passa dans la capitale italienne, l’artiste fut particulièrement impressionné par la découverte des vestiges de l’Antiquité, mais aussi par les œuvres de Michel-Ange, de Raphaël et des grands maîtres vénitiens, Véronèse, Titien, le Tintoret.

Le retour de Rubens à Anvers


La mort de sa mère, en novembre 1608, ramena Rubens à Anvers. Après s’être installé dans la maison familiale, le peintre épousa en octobre 1609 Isabelle Brandt, la fille d’un des plus grands avocats de la ville. Son long séjour italien, au cours duquel il avait gardé des contacts avec d’importants mécènes anversois, lui avait permis de perfectionner sa technique et d’élaborer un style original, fondé sur la prépondérance des couleurs, l’exubérance et la variété des formes et dans lequel se manifestent une liberté et une facilité d’exécution étonnantes.

La collaboration avec Michelozzo


L'adoration des mages par Rubens
L'adoration des mages. Peinture de Rubens. Louvre aile Richelieu 2ème étage. Photo E. Buchot

À Anvers, Rubens obtint le soutien immédiat de deux éminents protecteurs : Nicolas Rockox, échevin de la ville, mais surtout l’archiduc Albert, gouverneur des Pays-Bas.C’est à cette époque que le maître réalisa l’Adoration des Mages (1609, musée du Prado, Madrid) et le célèbre triptyque de l’Érection de la Croix (1611, cathédrale Notre-Dame, Anvers). La production de Rubens, de plus en plus abondante, l’obligea à faire construire en 1611 un vaste atelier et à s’entourer de nombreux collaborateurs (certains aussi illustres que Van Dyck ou Jordaens), dont la participation à l’œuvre du maître reste parfois difficile à établir. De cette période datent également la Descente de Croix (1612-1614, cathédrale Notre-Dame, Anvers) et l’Enlèvement des filles de Leucippe (v. 1618, Alte Pinakothek, Munich). Il reçut aussi commande, en 1620, de la décoration de l’église Saint-Charles-Borromée d’Anvers ; un incendie en 1718 détruisit cette réalisation ambitieuse, dont il ne subsiste que quelques esquisses peintes.

Rubens et la reconnaissance internationale


En 1622, Rubens se rendit à Paris, à la demande de la reine Marie de Médicis, afin de concevoir et de réaliser un cycle de vingt-quatre tableaux illustrant la vie de la reine, destinés à orner le palais du Luxembourg nouvellement construit (les œuvres sont désormais conservées au musée du Louvre). La même année, le roi Louis XIII lui commanda douze cartons de tapisserie consacrés à l’Histoire de Constantin. Sa notoriété internationale lui permit d’entrer en contact avec de nombreux diplomates étrangers. En 1618, il échangea dix de ses tableaux contre la collection d’antiques de l’ambassadeur d’Angleterre à La Haye. Au cours des années 1620, il fut chargé de missions diplomatiques en Espagne, auprès de Philippe IV, et en Angleterre, auprès de Charles Ier. Après la mort de sa femme, en 1626, l’artiste multiplia les voyages : à Paris (où il travailla à la galerie Henri-IV du palais du Luxembourg, qui ne fut pas achevée) et en Hollande en 1627, à Madrid en 1628, où le roi d’Espagne lui commanda plusieurs tableaux. C’est à Madrid également que Rubens fut présenté au jeune Vélasquez. En 1629, il fut encore chargé d’une mission diplomatique auprès de Charles Ier qui lui confia la décoration du plafond de la salle des fêtes du Whitehall Palace. Quelque temps après son retour à Anvers, en avril 1630, il épousa la jeune Hélène Fourmen, âgée d’environ dix-sept ans.

Donatello et son séjour à Padoue


Si, durant les dix dernières années de sa vie, Rubens obtint de nouvelles commandes des Habsbourg, notamment le cycle de peintures commencé en 1636 et destiné à la Torre de la Parada, pavillon de chasse de Philippe IV,

il peignit de plus en plus de tableaux pour son propre compte, composant surtout des paysages (Paysage à l’arc-en-ciel, v. 1635, musée du Louvre, Paris) et des œuvres plus intimes (la Petite Pelisse, v. 1638, Kunsthistorisches Museum, Vienne), ainsi que des portraits de sa femme et de ses enfants (Hélène et son Fils François, 1635). Le style, toujours magistral, exalte la nature, la richesse des couleurs, souligne l’opulence des formes, comme dans le magnifique Jugement de Pâris (1635-1637, The National Gallery, Londres) ou dans les Trois Grâces (v. 1636, musée du Prado, Madrid). "Rubens" . Sources Encarta

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