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La 1ère révolution industrielle


Industrie française
Le monde agricole. Photo E. Buchot

La première révolution industrielle (xixe siècle) s’est essentiellement centrée sur la capitale et sur les espaces de production situés à proximité des gisements de matières premières (bassins houillers, etc.). Le Nord-Pas-de-Calais et la Lorraine ont ainsi connu un développement privilégié (urbanisation, industries lourdes, extraction minière, etc.). Des pôles isolés ont également bénéficié d’une forte croissance : l’agglomération lyonnaise (industrie textile traditionnelle, secteur bancaire), les bassins houillers situés à la périphérie du Massif central (bassin du Creusot, d’Albi-Carmaux, etc.) et les ports de l’Atlantique et de la Méditerranée, grâce au commerce colonial (Bordeaux, Marseille, Nantes, etc.). La deuxième révolution industrielle (xxe siècle) a encore renforcé le poids économique des régions urbanisées et industrialisées de la France du Nord et de l’Est, et plus particulièrement la suprématie de la région parisienne.

La révolution industrielle du 20ème siècle


À partir des années 1960, la révolution des transports a entraîné un « glissement » des industries lourdes (développement de la « sidérurgie sur l’eau ») vers les fleuves (axe de la basse Seine ; Rhône moyen à la hauteur de Lyon) et vers la mer, avec la construction de vastes complexes pétroliers et industrialo-portuaires dans les ports d’importation de matières premières (Dunkerque, Fos-sur-Mer, Saint-Nazaire, Le Havre-Antifer). Parallèlement, la révolution de l’agriculture a favorisé l’émergence de nouvelles grandes régions agricoles (Bretagne, Champagne crayeuse, Aquitaine).

L'aménagement du territoire


C’est également à cette époque que les pouvoirs publics décident de lancer une ambitieuse politique d’aménagement du territoire afin de pallier le déséquilibre démographique et économique opposant la région parisienne au reste du territoire — on oppose alors la capitale, qui concentre l’essentiel des infrastructures, à la province, qui constitue ce que l’on a appelé le « désert français ». Cette politique, amorcée notamment en 1982, repose essentiellement sur la décentralisation d’une partie des pouvoirs politiques et administratifs de la capitale, sur une déconcentration des industries de main-d’œuvre parisiennes (automobile, électroménager, etc.) en faveur notamment des villes de l’Ouest (Rennes, Caen), sur la sélection de huit métropoles dites « d’équilibre » (Lille, Nancy, Strasbourg, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Nantes) dont les équipements et les fonctions sont renforcés pour tenter de contrebalancer l’attraction de la capitale, sur la reconversion des vieilles régions industrielles frappées par la crise et enfin sur une politique de grands aménagements régionaux à vocation agricole, touristique (littoral languedocien et aquitain) et industrialo-portuaire, confiés à des sociétés mixtes (CNABRL, Compagnie nationale d’aménagement du Bas-Rhône-Languedoc ; CACG, Compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne ; SOMIVAL, Société pour la mise en valeur de la région Auvergne-Limousin, etc.).

Cette démarche volontariste de décentralisation a donné naissance à des collectivités territoriales dotées de responsabilités, de compétences et de budgets propres. En octobre 2002, sous l’impulsion du gouvernement Raffarin, est lancé le projet dit de « République décentralisée », qui a pour objectif d’accroître les pouvoirs réglementaires reconnus aux collectivités territoriales.

La répartition géographique des activités économiques de la France


Depuis 1973, consécutivement à la montée de la concurrence internationale et de la mondialisation de l’économie, on assiste à une nouvelle mutation de l’espace économique français, de plus en plus centré sur les agglomérations, et à une recomposition partielle du tissu industriel. Les villes sont aujourd’hui à la pointe du renouveau industriel en développant, à leur périphérie, des parcs d’activités et des technopoles (Sofia-Antipolis à Nice, Rennes-Atalite, Metz 2000, Nancy-Brabois, Meylan à Grenoble, etc.) associant industries de haute technologie et recherche. Parallèlement, la politique de déconcentration et de décentralisation n’a en rien entamé le poids économique prépondérant de la capitale et de la région Île-de-France. Celui-ci s’est au contraire renforcé avec le développement des industries de pointe et des activités de recherche-développement, et avec l’explosion des activités du tertiaire supérieur. Paris et ses environs abritent les trois quarts des sièges sociaux des 500 plus grandes entreprises françaises. © "France" . Sources Encarta

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