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Histoire contemporaine : La Révolution française de 1789
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C’est dans un contexte de crise aggravée et sous la pression de certains de ses ministres que le roi Louis XVI accepte de convoquer des états généraux, le 8 août 1788. Partout dans le pays, au cours de l’année 1789, les revendications et plaintes de la population sont consignées dans des cahiers de doléances que les représentants des trois ordres portent à Versailles, où se tient la réunion. L’ouverture des séances, le 5 mai 1789, déçoit les espoirs de changement : attaché à ses prérogatives de monarque absolu, Louis XVI n’évoque pas les réformes politiques tant espérées. Le 17 juin, les députés du tiers état (représentant 96 % de la population française et aspirant à jouer un rôle à la mesure de leur importance numérique) se proclament « Assemblée nationale » et invitent les autres ordres à se joindre à eux ; le 20 juin, lors du serment du Jeu de Paume, ils jurent solennellement de ne pas se séparer avant d’avoir donné une Constitution à la France. Sur les conseils de son ministre Jacques Necker, le roi admet rapidement cette révolution juridique qui le place sous le contrôle des représentants de la nation et, le 9 juillet, l’Assemblée se déclare « constituante ».

L'assemblée nationale constituante (1789-1791)
Dans un climat d’effervescence générale, Louis XVI fait masser 20 000 soldats autour de Paris. Le 12 juillet 1789, lendemain du renvoi de Jacques Necker, la tension est à son comble : craignant une reprise en main par le roi, le peuple de Paris, accablé par le chômage et le prix élevé des denrées, prend les armes et s’attaque à la symbolique forteresse de la Bastille, le 14 juillet 1789.

Dans tout le pays se généralise une agitation entretenue par les sociétés de pensée révolutionnaire. Une révolte paysanne se répand dans les campagnes, la Grande Peur, poussant l’Assemblée nationale constituante inquiète à proclamer, lors de la nuit du 4 août, l’abolition des privilèges. Le 26 août, elle vote la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, inspirée de la Déclaration américaine de 1776.

L’Assemblée nationale constituante réorganise profondément le pays : la confiscation des biens du clergé et l’émission de papier-monnaie (les assignats), pour régler les problèmes financiers urgents ; la publication de la Constitution civile du clergé (12 juillet 1790), subordonnant l’Église à l’État ;

la mise en place d’un nouveau découpage administratif (83 départements) et d’un système judiciaire qui fait passer le contrôle à des fonctionnaires et à des juges élus localement, inversant le processus de centralisation en vigueur depuis des siècles, sont parmi les mesures les plus importantes. Enfin, la Constitution adoptée en septembre 1791, la première dans l’histoire de France, institue la séparation des pouvoirs, un régime parlementaire dirigé par un monarque héréditaire et une assemblée élue au suffrage indirect par les citoyens actifs, c’est-à-dire payant l’impôt. Ayant achevé son travail — donner au pays une Constitution —, l’Assemblée constituante se sépare à la fin de septembre 1791 et laisse la place à l’Assemblée législative (qui se réunit pour la première fois le 1er octobre 1791).
L'assemblée législative (1791-1792)

Les aspirations à l’ordre et à la stabilité qui caractérisent les décisions de l’Assemblée législative sont déçues. Entre un roi qui refuse le rôle de monarque constitutionnel et des députés décidés à instaurer la République, le système est voué à la faillite. La fuite de la famille royale et son arrestation à Varennes (20-21 juin 1791), puis la fusillade du Champ-de-Mars (dispersion dans le sang d’une manifestation républicaine le 17 juillet suivant), montrent que la conciliation est impossible.

En Europe, les monarques, effrayés par les risques de contagion révolutionnaire, se mobilisent (voir guerres des coalitions européennes). Des défaites successives dans la guerre contre l’Autriche et la Prusse qui a débuté en avril 1792 et la menace d’un complot aristocratique (manifeste de Brunswick) conduisent à l’insurrection populaire du 10 août 1792 : effrayés par la possibilité d’une attaque prussienne sur Paris avec la complicité de Louis XVI, les sans-culottes renversent la monarchie.

Déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen
La déclaration des droits de l'homme
Une Commune insurrectionnelle est constituée, donnant lieu à de nombreux débordements (notamment les massacres de septembre 1792). Le 20 septembre, la victoire de Valmy, premier grand succès de la Révolution, porte un coup d’arrêt à l’avancée des troupes prussiennes et contribue à souder la Nation, dotée depuis peu d’un hymne, la Marseillaise. Une nouvelle assemblée constituante, la Convention nationale, est élue au suffrage universel masculin ; le 21 septembre 1792, elle déclare la royauté abolie et proclame la République. "France (histoire)" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009
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