Le mouvement révolutionnaire Taiping


Au cours des années 1850, les fondations de l’Empire sont ébranlées par le mouvement révolutionnaire Taiping (1851-1864), soulèvement populaire d’origine religieuse, sociale et économique. Son chef, Hong Xiuquan, qui a échoué aux examens impériaux, puis étudié le christianisme auprès d’un missionnaire protestant américain, se considère comme le second fils de Dieu, et donc le frère de Jésus-Christ, chargé de la mission divine de débarrasser la Chine de la domination mandchoue et de fonder une dynastie chrétienne reposant sur un partage équitable des richesses et sur l’égalité des sexes. En 1847, il fonde l’Association des adorateurs de Dieu et réunit de nombreux partisans, souvent pauvres, hostiles aux Mandchous. La rébellion éclate dans la province de Guangxi en 1851. En 1853, le mouvement progresse vers le nord et Hong Xiuquan établit sa capitale à Nankin où il crée le « Royaume céleste de la Grande Paix » (Taiping Tianguo). Malgré leur échec aux portes de Pékin, les Taiping sont, en 1860, solidement retranchés dans le bassin du Yang-tseu-kiang et menacent Shanghai.

Hong Xiuquan
Hong Xiuquan. Source Encarta

Le pouvoir mandchou, contraint à entretenir des relations avec des Occidentaux plus puissants et ravagé par un soulèvement intérieur d’une dimension sans précédent, comprend que l’Empire ne peut survivre qu’au prix d’un changement de politique. Sous le règne de l’impératrice douairière Cixi (Tseu-hi), entre 1861 et 1895, les Mandchous tentent de restaurer le gouvernement confucéen « bienveillant » des beaux jours de la dynastie, de résoudre les problèmes intérieurs sociaux et économiques, et d’adopter la technologie occidentale de manière à renforcer le pouvoir de l’État. Incapables de diriger eux-mêmes de tels programmes, ils s’adressent aux dirigeants chinois des différentes provinces. Investis par le pouvoir impérial d’une autorité financière, administrative et militaire inégalée, certains d’entre eux accomplissent leur mission avec un succès remarquable.

Entre 1860 et 1880, en grande partie grâce aux efforts des gouverneurs Zeng Guofan, Li Hongzhang et Zuo Zongtang, tous les soulèvements importants sont matés : les Taiping (1864), les Nian (1868), les Miaos (1872) et les Hui (1878). Ces guerres font entre 20 à 30 millions de morts. Cependant, la paix est restaurée, des arsenaux et des chantiers navals sont créés, et plusieurs mines ouvertes. Mais les objectifs de préserver un gouvernement confucéen et de développer une puissance militaire moderne sont incompatibles. La direction du programme de modernisation est confiée à la seule élite disponible, la bureaucratie néoconfucéenne lauréate des examens impériaux, mal équipée ou peu motivée pour mettre en œuvre les mesures nécessaires au renforcement du pouvoir de l’État. Si bien que les efforts tentés par la Chine pour accroître sa puissance entre 1860 et 1895 n’aboutissent pas.

© "Chine" E. BUCHOT Sources utilisées Encarta.

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