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La Restauration monarchique en France (1814-1830)
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L’épopée napoléonienne n’est pourtant pas terminée. La Restauration monarchique débute avec le concours du personnel impérial, et sans résistance de la part d’une population lasse de la guerre et de la conscription. Louis XVIII signe le premier traité de Paris (30 mai 1814), qui ramène la France à ses frontières de 1792, et octroie aux Français la Charte constitutionnelle (4 juin). Celle-ci ne revient pas sur les principales libertés acquises durant la Révolution mais réaffirme le caractère divin et héréditaire de la monarchie ; inspirée du système anglais, elle met en place, à côté du roi détenteur du pouvoir exécutif, un pouvoir législatif partagé entre une Chambre des pairs (aux membres nommés par le roi et héréditaires) et une Chambre des députés (élus par les départements sur une base censitaire), instaurant un régime de notables — le droit de vote appartient à moins de cent mille grands propriétaires, commerçants et industriels.

La politique du nouveau gouvernement mécontente de nombreux royalistes (qui la jugent trop timorée) et les plus modérés (qui acceptent mal le rétablissement des symboles de la royauté comme le drapeau blanc), tandis que les Alliés, réunis au congrès de Vienne depuis septembre 1814, ne s’accordent pas sur le partage de l’Europe. Napoléon voit dans cette conjonction de facteurs la possibilité de revenir au pouvoir.

En mars 1815, Napoléon s’échappe de l’île d’Elbe et revient en France. L’armée et la population se rallient à lui, Louis XVIII s’enfuit en Belgique et Napoléon rétablit l’Empire (Acte additionnel aux Constitutions de l’Empire, 22 avril 1815). Les souverains européens forment une nouvelle coalition et, le 18 juin 1815 à Waterloo (près de Bruxelles), écrasent l’armée impériale de manière définitive, mettant fin à l’aventure des Cent-Jours. Napoléon se rend aux Britanniques qui l’exilent à l’île de Sainte-Hélène où il meurt en 1821. Tandis que Louis XVIII revient à Paris et restaure à nouveau la monarchie, la légende napoléonienne, bientôt nourrie par les écrits d’Emmanuel de Las Cases, commence à se développer.

La seconde restauration
La seconde Restauration, en 1815, déclenche une vague de répression contre les bonapartistes et les républicains.

Les premières élections législatives d’août 1815 portent au pouvoir une chambre ultraroyaliste et réactionnaire (la Chambre introuvable) que le roi, sous la pression des Alliés, doit dissoudre moins d’un an plus tard. Les nouvelles élections (octobre 1816) donnent la majorité aux modérés représentés par le duc de Richelieu. La situation générale du pays s’améliore : l’économie profite du climat d’assainissement financier et la France, débarrassée des troupes d’occupation étrangères en 1818, retrouve sa place parmi les grandes puissances. Cependant l’assassinat en février 1820 de l’héritier du trône, le duc de Berry, provoque la chute des modérés et du ministère Decazes, et le retour au pouvoir des ultras, dirigés par le comte de Villèle. À la mort de Louis XVIII en 1824, son frère, le comte d’Artois, ultraconservateur, monte sur le trône sous le nom de Charles X.

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Louis XVIII
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