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Le Maroc est une monarchie héréditaire


Marocain
Marocain dans les rues de Marrakech. Photo E. Buchot

Le Maroc est une monarchie héréditaire, régie par la Constitution de 1972, révisée en 1980, en 1992, puis en septembre 1996. Le monarque, qui doit être de sexe masculin, est le chef spirituel et temporel ; chef de l’État, il nomme le Premier ministre et les membres du gouvernement. Le roi a le pouvoir d’ordonner la révision de mesures législatives et de dissoudre l’Assemblée. Il commande également les forces armées.

Une révision de la Constitution a introduit le bicamérisme du Parlement, composé depuis septembre 1996 de la Chambre des représentants, dont les membres sont élus pour six ans au suffrage direct, et de la Chambre des conseillers, nouvel organe, élu par les représentants des collectivités locales, des organisations professionnelles, et des salariés. La nouvelle Constitution a élargi les compétences du corps législatif, en même temps qu’était créée une Cour constitutionnelle.

Les partis politiques au Maroc


Le système politique marocain repose sur un multipartisme qui connaît toutefois des limites, liées à la prééminence du roi. Le Mouvement populaire constitutionnel démocratique (MPCD), parti conservateur fondé en 1959, le Rassemblement national des indépendants (1978), l’Union constitutionnelle (1983) et le Parti national démocratique (1981) sont les principaux partis pro-gouvernementaux. Parmi les forces d’opposition se trouvent l’Istiqlal (« indépendance »), parti nationaliste fondé en 1943, l’Organisation de l’action démocratique et populaire (OADP), le parti du Progrès et du Socialisme (PPS). En 1998, l’Union socialiste des forces populaires (USFP), grand parti de gauche généralement dans l'opposition, accepte la nomination de leader, Abderrahmane Youssoufi, au poste de Premier ministre. En juin 1996, le roi Hassan II autorise l’entrée d’islamistes modérés au sein du MPCD.

Les mouvements islamistes demeurent étroitement contrôlés, voire réprimés. Le souverain, désireux d’introduire un système en alternance, multiplie, à partir de 1990, les tentatives d’ouverture politique en direction de l’opposition. Les principaux partis ne veulent cependant pas participer au gouvernement formé en février 1995, le roi ayant refusé les conditions posées en préalable : révision constitutionnelle, nouvelles élections et départ du ministre de l’Intérieur, Driss Bari, dont le nom fut souvent associé aux violations des droits de l’homme par les autorités marocaines. Cette situation a connu récemment de profonds bouleversements. En 1996, un référendum ratifie la Constitution marocaine.

Une charte pour des élections libres


Ville de Marrakech
Art marocain. Photo E. Buchot

Au début de 1997, une charte est signée entre le pouvoir et l’ensemble des formations politiques en vue de la tenue d’élections libres et régulières. Les élections locales se tiennent en juin 1997, les élections législatives le 14 novembre 1997. L’USFP devient la première force politique du pays, le RNI maintenant ses positions, alors que l’Istiqlal est le grand perdant. Abderrahmane Youssoufi est désigné par le roi Hassan II, en février 1998, au poste de Premier ministre. En mars, il fait connaître la composition de son cabinet, qui comprend 48 membres. Au plan de la répartition partisane, l’USFP s’est réservé 14 sièges, contre 6 au RNI et à l’Istiqlal. Le PPS (parti du Progrès et du Socialisme) et trois autres partis d’opposition sont aussi associés au pouvoir. Le Maroc vit ainsi une expérience inédite de transition et d’alternance politique.

Montée sur le trône de Mohammed VI en 1999


Après le décès d'Hassan II, le 23 juillet 1999, son fils aîné Sidi Mohammed, âgé de 36 ans, monte sur le trône sous le nom de Mohammed VI. L'acte le plus significatif de la politique d'ouverture menée par Mohammed VI est le limogeage, en novembre 1999, de Driss Basri, ministre de l'Intérieur, symbole des aspects les plus dictatoriaux du roi défunt. Mohammed VI conserve le premier ministre socialiste Abderrahmane Youssoufi et garde la haute main sur la direction de l'armée.

Le processus de transition démocratique aboutit en septembre 2002 à la tenue d’élections législatives transparentes visant à remplacer le gouvernement d’alternance d’Abderrahmane Youssoufi. Sur les 325 sièges de la Chambre basse du Parlement, la principale formation du gouvernement sortant, l’Union socialiste des forces populaires (USFP), arrive en tête avec 50 sièges, suivie de l’Istiqlal, qui remporte 48 sièges. L’autre parti de la coalition gouvernementale au pouvoir, le Rassemblement national des indépendants (RNI), de centre droit, n’arrive, avec 41 sièges, qu’en 4e position, derrière le Parti de la justice et du développement (PJD), islamiste, qui recueille 42 sièges. Le nouveau Premier ministre, Driss Jettou, sans étiquette politique, forme un gouvernement dans la continuité du précédent gouvernement d’alternance, avec l’USFP et l’Istiqlal dominant une large coalition gouvernementale, dont sont exclus les islamistes du PJD. "Maroc" © Photos par Emmanuel Buchot. Sources utlisées Encarta

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