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Les hommes et les déserts

Déserts par Carnet Photographique
3/10/15

Des hommes adaptés à la vie du désert

Partout dans le monde, des peuples ont adapté leur mode de vie aux dures contraintes des régions désertiques ; ainsi les Touareg et les Bédouins du nord de l'Afrique, les Bochimans du Kalahari et les Aborigènes d'Australie. Tous ont fait preuve d'une grande ingéniosité pour se maintenir dans le désert et en tirer des ressources.


Des déserts et des hommes
Les habitants du désert
Vivre dans le désert a contraint les hommes à rechercher les points d'eau pour leur survie et celle de leurs troupeaux. Cette quête de l'eau fut à l'origine du nomadisme. Au gré des pluies, les familles se déplaçaient de pâturages en pâturages pour nourrir chameaux, dromadaires, chèvres, moutons, lamas, yacks, zébus, selon les déserts. Ces animaux produisaient du lait et de la viande, fournissaient des peaux, des poils ou de la laine ; certains étaient des bêtes de somme qui servaient au transport. Des déplacements à l'origine pastoraux furent remplacés par des transports commerciaux sous forme de caravanes qui traversaient le désert pour échanger les produits complémentaires, fournis d'un point à l'autre — le sel contre le mil, la laine contre des objets artisanaux. Le commerce des esclaves s'effectua longtemps à travers le Sahara central.
Des reliefs de désert façonnés par le vent et l'eau. Source Encarta

La route de la Soie en Asie centrale fut parcourue par des caravanes qui ramenaient d'Extrême-Orient les étoffes et le thé. Les haltes nécessaires au repos et les lieux d'échanges sont à l'origine de villes édifiées dans des oasis : Tamanrasset, Samarkand, Tachkent. Les déserts furent le berceau de civilisations (Mésopotamie, Asie centrale), mais le commerce enrichit des tribus nomades qui prirent la tête de royaumes (Arabie). La maîtrise de l'eau fut une autre forme d'adaptation au désert. Elle est à l'origine de systèmes hydrauliques ingénieux qui fonctionnent encore dans les oasis, ces îlots de verdure au sein d'un monde minéral, ces lieux de contact entre sédentaires et nomades, agriculteurs et pasteurs.

Aujourd'hui, le nomadisme ne subsiste que dans les pays désertiques les plus pauvres (par exemple en Éthiopie et en Somalie) ou sous une forme résiduelle.

La sédentarisation s'accompagne d'un déclin de l'élevage au profit de l'agriculture dans les oasis et d'une paupérisation des familles, qui migrent vers les villes ou les sites d'extraction minière et pétrolière (comme en Arabie et en Libye). En 1993, à Addis-Abbeba (Éthiopie), lors d'une conférence sur l'élevage nomade, il a été recommandé de subventionner les pasteurs nomades, en vue d'une amélioration de leur existence et de leurs productions, plutôt que de les obliger à changer leurs moyens de subsistance. Des Touareg en Algérie et au Mali ont repris leurs habitudes ancestrales. Dans les déserts peuvent se développer de très grandes villes : Le Caire, Téhéran, Jérusalem, Damas, La Mecque, Koweït (Ville) mais aussi Phœnix, Las Vegas. Au total, de 10 à 15 p. 100 de la population mondiale vit dans les déserts.

Les déserts voient leur superficie s'accroître d'année en année. Le phénomène de désertification constitue un grave problème pour les populations qui habitent à proximité des déserts. "Algérie" © Sources utilisées : Encarta et Wikipedia.



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