Photos de Paris par Carnet Photographique


Robert Doisneau le photographe humaniste

Carnet Photographique - les photographes
21/09/15

Biographie de Robert Doisneau

Robert Doisneau est élevé dans une famille de la petite bourgeoisie. Sa mère meurt en 1919. De 1926 à 1929, il suit une formation de graveur-lithographe à l’école Estienne, puis entre dans un atelier parisien d’art graphique, l’atelier Ulmann, où il devient bientôt photographe publicitaire. En 1931, il est assistant d’André Vigneau, photographe de publicité et de mode non-conformisme.


Les débuts dans la photographie de Doisneau

Robert Doisneau commence à photographier les rues de Paris et de sa banlieue, mettant souvent en scène des enfants (les Petits Enfants au lait, 1932) ou des travailleurs des villes. Sa première publication est un reportage réalisé sur le marché aux puces de Saint-Ouen pour la revue Excelsior. Il travaille ensuite comme photographe industriel pour Renault, à l’usine de Boulogne-Billancourt (1934-1939). À cette époque, il se marie et s’installe à Montrouge, où il passe le reste de sa vie. Licencié en 1939, il commence à travailler comme photographe illustrateur indépendant pour l’agence de presse Rapho.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, Robert Doisneau sert six mois dans l’infanterie dans l’est de la France. De retour à Montrouge, il vend, pour subsister, des cartes postales qu’il confectionne lui-même.

Robert Doisneau, le reporter humaniste

Début 1945, Robert Doisneau entre à l’ADEP, une agence coopérative, puis rejoint à nouveau l’agence Rapho. Il effectue également régulièrement des reportages pour plusieurs organes du Parti communiste français (PCF) et pour le journal de la CGT. Les années suivantes, il rencontre Blaise Cendrars (la Banlieue de Paris, 1949), Jacques Prévert, le comédien et violoncelliste Maurice Baquet (Ballade pour violoncelle et chambre noire, 1981) et l’écrivain Robert Giraud, avec lequel il explore la nuit le Paris populaire (le Vin des rues, 1955 ; les Parisiens tels qu’ils sont, 1954 ; le Royaume d’Argot, 1965). Il travaille également pour Vogue (1949-1953) et participe à de nombreux numéros du Point, photographiant de grands artistes comme Pablo Picasso (les Pains de Picasso, 1952), Georges Braque ou Paul Léautaud. Parmi ces célèbres portraits figurent également ceux d’Alberto Giacometti, de Raymond Queneau, de Georges Simenon et de

Doisneau : la concierge
Doisneau : la concierge
Jacques Tati. Robert Doisneau publie également Pour que Paris soit (avec un texte d’Elsa Triolet, 1956) et travaille à un livre sur la transhumance dans les Alpes-Maritimes qui ne verra jamais le jour. En 1952, ses œuvres sont exposées au Museum of Modern Art de New York (MoMA).


Des années difficiles

Dans les années 1960, la photographie humaniste passe de mode. Robert Doisneau est contraint de se mettre à la photographie publicitaire et commerciale. Son intérêt pour la forme narrative en photographie se traduit par des livres destinés à l’enfance comme Marius le forestier (1964), Catherine la danseuse (1966) et l’Enfant et la colombe (1978). Il signe également des ouvrages comme Épouvantables épouvantails (1965), les Métiers de tradition (1966), la Loire (1978), ainsi que des collages : la Maison des locataires, montage de photos de Parisiens dans leur intérieur, et, sur le même principe du montage, le Pont des arts (1972). La fin des années 1970 voit la renaissance de sa popularité, avec la publication d’un ouvrage rétrospectif (Trois Secondes d’éternité, 1979) et du volume qui lui est consacré dans la collection « Photopoche ». Suivent de nombreuses expositions, livres et articles qui en font une véritable vedette.

Prévert par Doisneau
Prévert par Doisneau.
Lors de son reportage sur le tournage du film d’Alain Resnais, Un dimanche à la campagne, en 1983, Robert Doisneau rencontre l’actrice Sabine Azéma, qui devient son égérie (en 1992, cette dernière réalise un documentaire sur le photographe, Bonjour Monsieur Doisneau, ou le Photographe arrosé). Source Encarta.
La plupart de ses œuvres célèbres sont le fruit d’une longue attente dans les rues ; il aime à se définir comme un « pêcheur [et non un chasseur] d’images ». Certains de ses clichés sont des « mises en scène » ; Robert Doisneau observe l’événement pour le reconstituer plus tard, avec des figurants. C’est le cas de sa plus célèbre photographie, le Baiser de l’Hôtel de Ville, réalisée pour le magazine Life (1950). L’humour teinté de surréalisme, la tendresse et l’humanité qui caractérisent son œuvre ne doivent cependant pas faire oublier ses traits subversifs, voire anarchistes. © Ecrit et Encarta
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