Italie - Carnet Photographique

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Population de l'Italie

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10/10/15

Combien d'habitants y-a-t-il en Italie ? L'Italie, un pays de plus de 60 millions d'habitants

Le quatorzième recensement, effectué en 2013 dénombrait une population de 59,83 millions d’habitants. En 2010, la population italienne était estimée à 60,5 millions d’habitants, soit une densité de 197,7 habitants au km2.

L’occupation du territoire n’est pas homogène. Pourtant, le flux migratoire important entre le Sud et le Nord (2,8 millions de migrants de 1950 à 1970) tend à se stabiliser et la répartition entre les deux régions, à s’équilibrer. Il subsiste encore de fortes densités dans le Nord, comme en Lombardie (394 habitants au km²) ou en Ligurie (294 habitants au km²), mais également dans le Mezzogiorno, notamment en Campanie (426 habitants au km²).Le phénomène provient plutôt de l’exode rural : les littoraux se peuplent, les métropoles industrielles du Nord, comme Milan, Turin et Gênes, grossissent.

Population et démographie de l'Italie

La population italienne - Photo E. Buchot
La population italienne

Alors qu’elle détenait, jusqu’aux années 1970, un taux de natalité important, l’Italie connaît depuis le début des années 1990 une relative stagnation démographique (0,6 p. 100 pour la période 1990-1995, 0 p. 100 en 2006. L’infléchissement de la courbe démographique s’explique par une diminution du taux de natalité (8,7 p. 1 000 en 2006), résultant d’une baisse de l’indice de fécondité, passé de 1,92 en 1975 à 1,28 nombre en 2006 et d’une augmentation du nombre des avortements (231,7 p. 1 000 en 1994), très sensible dans le Nord (275,9 p. 1 000). Mais il provient également d’une modification du modèle familial italien, changement amorcé dès les années 1950 avec le passage d’une tradition agricole (structure patriarcale) à une industrie puissante (structure urbaine). La famille moyenne a ainsi chuté de 4 membres en 1951 à 3,3 membres en 1971, puis à 2,8 membres en 1991.

Evolution démographique dans le nord

Cette évolution est d’ailleurs plus remarquable dans le Nord, par exemple, dans le Piémont (2,5) ou en Ligurie (2,4). Dans le même temps, le nombre des cellules familiales s’est accru (11,8 millions en 1951 contre 19,7 millions en 1991) alors qu’on se marie moins (291 607 unions en 1994 contre 395 000 en 1970) et que la cellule familiale s’est fragilisée comme le prouvent, en 1994, les séparations dites légales (90 p. 1 000 habitants) et les divorces (48,1 p. 1 000 habitants). Malgré une croissance démographique très faible, l’accroissement naturel demeure significatif en raison d’un recul sensible de la mortalité, notamment infantile (de 18 p. 1 000 à 8 p. 1 000 en vingt ans), et de l’augmentation de l’espérance de vie (79,8 années en 2006 contre 73,6 ans en 1975). Il en résulte un vieillissement général : 15 p. 100 des Italiens ont moins de 15 ans et 20 p. 100 ont plus de 65 ans en 2006. Les conséquences en sont les mêmes que dans les autres pays développés confrontés à cette évolution et posent les problèmes du financement du système de sécurité sociale, du versement des retraites, etc.

Immigration et émigration en Italie

La ville de Rome - Photo E. Buchot
La ville de Rome

L’Italie fut longtemps réputée pour être un réservoir de main-d’œuvre, comme le prouvent ses nombreux émigrants vers l’Amérique mais aussi vers l’Europe (3 millions entre 1946 et 1978). Cet exode massif, inauguré au xixe siècle, a permis à de nombreux Italiens de s’établir et de constituer d’importantes communautés à l’étranger : aux États-Unis (15,5 millions), en France (1,53 million), en Amérique du Sud (36,82 millions) et particulièrement au Brésil (22,75 millions) et en Argentine (15,88 millions). Cependant, depuis 1975 et les effets du premier choc pétrolier de 1973, le mouvement inverse s’est produit : les émigrés ont commencé à rentrer alors que ceux qui partaient étaient moins nombreux. L’Italie est maintenant devenue, de même que la France ou l’Allemagne, un pays d’immigration.
L’immigration clandestine existe mais est difficilement chiffrable, d’autant que l’Italie, comme l’Espagne, est un pays de transition vers la France et l’Europe du Nord. Cependant, devant l’afflux d’immigrés illégaux dans les années 1990, l’Italie a dû adopter une nouvelle politique d’immigration qui a entraîné un contrôle plus efficace (juillet 1998). Plus de 250 000 clandestins ont été régularisés en février 1999. La population immigrée légale provient surtout du bassin méditerranéen (Afrique du Nord, pays slaves) mais aussi de l’Est (Pologne), d’Asie (Philippine, Chine) ou d’Afrique (Éthiopie, Nigeria, Sénégal). © Sources : Encarta, Wkipedia.