France par Carnet Photographique


Histoire de France - les Valois et la guerre de Cent ans

Carnet photographique : France
21/09/15

La France aux 14ème et 15ème siècle

Les règnes de Philippe VI (1328-1350) et de ses premiers successeurs — Jean II le Bon (1350-1364), Charles V le Sage (1364-1380), Charles VI le Bien-Aimé (1380-1422) et Charles VII (1422-1461) — sont marqués par un long conflit avec les rois d’Angleterre. Opposé à Philippe VI pour le contrôle de la Flandre et au sujet des droits de l’Angleterre sur l’Aquitaine, Édouard III, petit-fils de Philippe le Bel par sa mère, revendique en 1337 la Couronne de France ; ainsi débute la guerre de Cent Ans.


Les Valois (1328-1498) les premiers valois

Les deux royaumes qui se font face ne possèdent pas les mêmes atouts. La France, forte de 12 millions d’habitants contre 3 millions en Angleterre, est a priori plus puissante. Mais les Anglais disposent d’une excellente armée, entraînée et bien équipée, et du soutien des Flamands qui ont reconnu Édouard III comme roi de France et leur apportent une aide matérielle importante. La flotte anglo-flamande peut ainsi anéantir dès 1340 la flotte française lors de la bataille de l’Écluse, en Flandre. Les Anglais attaquent ensuite le nord de la France sans rencontrer de résistance. La première grande bataille terrestre a lieu en 1346 près de la côte de la Manche, à Crécy. C’est une victoire indiscutable pour les Anglais, qui prennent Calais à l’issue d’un siège de deux ans.

Après une période de trêve, la guerre reprend en 1355 : l’armée commandée par Édouard, le Prince Noir écrase les troupes de Jean II le Bon à la bataille de Poitiers (1356) et le roi est fait prisonnier.

La guerre de Cent ans

Les Valois

C’est dans ce contexte que la première épidémie de Peste noire atteint la France. Arrivée en 1347 à Marseille et s’étendant très vite, elle tue plus d’un tiers de la population en deux ans, et revient régulièrement par la suite (1361, 1362, 1369, 1372, 1382, 1388, 1398). La guerre a complètement désorganisé une économie déjà déprimée sur laquelle elle pèse de plus en plus lourd, d’autant plus que le roi Jean n’a pu être libéré qu’en échange du versement d’une forte rançon. Les campagnes, régulièrement dévastées par des bandes de mercenaires français et anglais qui cherchent des moyens de subsistance entre les batailles, subissent des soulèvements répétés et parfois importants (notamment la jacquerie de 1358). Ces mouvements, à l’image de l’insurrection dirigée à Paris par le prévôt des marchands Étienne Marcel (1358), n’épargnent pas les villes ; tous sont sévèrement réprimés par le dauphin, le futur Charles V, qui assure la régence pendant la captivité de son père.

Les Valois
Conclu en 1360, le traité de Brétigny met un terme à la première phase de la guerre : Édouard III d’Angleterre renonce à la couronne de France mais possède désormais le quart sud-ouest du royaume, en plus de la ville de Calais.


Un redressement de courte durée

La bataille de Crécy

Monarque prudent et économe, Charles V, roi de 1364 à 1380, entreprend d’assainir la situation du royaume : il utilise la gabelle (impôt sur le sel) pour entretenir une armée de mercenaires plus efficace. Du Guesclin lui offre de précieux services en réussissant à éliminer les Grandes Compagnies, bandes de soldats sans emplois vivant du pillage des campagnes. Surtout, il remporte une série de batailles de faible envergure grâce auxquelles il peut grignoter les positions anglaises.

Le règne de Charles VI commence en 1380 par une régence assurée par ses quatre oncles. À partir de 1392, le jeune roi est atteint de crises de démence. Autour de lui, son épouse, Isabeau de Bavière, et les princes du sang se déchirent dans d’interminables querelles. Une haine farouche oppose Louis d’Orléans, frère du roi, et son cousin Jean sans Peur, duc de Bourgogne.

La bataille de Crécy. Photo. Emmanuel BUCHOT
Leurs partisans respectifs, les Armagnacs et les Bourguignons, entraînent le royaume dans une véritable guerre civile, attisée par la faiblesse du « pauvre roi fol ». Profitant de la situation, le roi d’Angleterre Henri V envahit la France en 1415 et écrase l’armée française à Azincourt (25 octobre). La guerre civile dégénère en guerre sociale ; la reine Isabeau de Bavière et le duc de Bourgogne Philippe III le Bon — son père Jean sans Peur a été assassiné par les Armagnacs pendant l’entrevue de Montereau en 1419 — concluent la paix avec les Anglais. En 1420, le traité de Troyes déshérite le dauphin français (futur Charles VII) au profit d’Henri V qui, par son mariage avec une fille de Charles VI, devient roi de France. Mais l’union de la France et de l’Angleterre sous sa couronne ne se réalise pourtant pas : Henri V puis Charles VI meurent successivement en 1422, laissant chacun un héritier, Henri VI, reconnu roi de France au nord du royaume, et Charles VII, reconnu au sud, excepté en Guyenne.

Jeanne d'Arc

Jeanne d'Arc

Charles, qu’on appelle par dérision le « roi de Bourges », trouve en la personne de Jeanne d’Arc une aide efficace pour se lancer dans la reconquête du royaume. Le roi, qui se méfie d’abord de cette mystérieuse messagère arrivée à sa cour au début de l’année 1429, finit par lui accorder sa confiance et lui laisse la direction des manœuvres qui obligent les Anglais à lever le siège d’Orléans (mai 1429). Le sentiment national se cristallise au cours de cette lutte contre les Anglais, principalement au bénéfice de la royauté, surtout après le sacre à Reims de Charles VII (juillet 1429), qui lui rend toute sa légitimité. En 1453, le roi de France entre dans Bordeaux : les Anglais ont définitivement perdu la guerre de Cent Ans et doivent restituer tous leurs territoires sur le continent, à l’exception de Calais. © "Guerre de cent ans" Sources pour cet article : Encarta, Wikipedia, Musée de la Marine.

Jeanne d'Arc Photo Musée de la Marine
Photos des pays et villes visités