France par Carnet Photographique


Histoire de France moderne : Louis XII et François Ier

Carnet photographique : France
21/09/15

Le roi Louis XII

Poursuivant la politique de Charles VIII, dernier Valois direct, le nouveau roi Louis XII, un Valois-Orléans, engage à son tour la France dans les guerres d’Italie. Par cette attitude belliqueuse, il cherche à faire valoir ses droits sur le duché de Milan et sur le royaume de Naples et, par-delà la Méditerranée, rêve de porter la guerre en Orient pour briser la puissance des Turcs de l’Empire ottoman. Dans le domaine militaire et l’art de la guerre, les guerres d’Italie marquent une transition entre l’époque médiévale et l’époque moderne par la place nouvelle donnée aux armes à feu et à l’infanterie au détriment de la cavalerie. Dans le domaine artistique, elles permettent l’importation dans le royaume de la culture et des arts de la Renaissance italienne.


L'époque Moderne et l'Ancien Régime : François 1er

Le nouveau roi François Ier, un Valois-Angoulême, hérite de la politique française en Italie. Sa victoire de Marignan (septembre 1515) offre à la couronne de France, outre la possession du Milanais, l’alliance des Suisses qui signent avec le royaume une « paix perpétuelle ». Mais en 1519, l’élection au trône impérial de Charles Quint élargit le conflit italien à une lutte entre la France et les Habsbourg, lutte qui va se poursuivre pendant un siècle et demi et ne permettre à la France que des occupations temporaires de l’Italie.

Durant son règne, François Ier renforce de manière significative le pouvoir et le prestige de la couronne, et fait triompher une conception absolutiste de la monarchie — annonciatrice de celle de Louis XIV.

Le roi François 1er

Il s’impose comme l’unique législateur de la monarchie et les états généraux ne sont pas convoqués pendant son règne. Par le concordat de Bologne négocié avec le pape Léon X (1516), il obtient pour le roi de France le droit de nommer les évêques et de pourvoir les postes ecclésiastiques selon son « bon plaisir », s’assurant ainsi un clergé docile et le contrôle du pouvoir temporel sur l’Église. Le développement de la vénalité des offices (voir système des offices) permet la création d’une nouvelle classe d’hommes dévoués à la monarchie. En 1539, par l’ordonnance de Villers-Cotterêts, François Ier proscrit l’usage du latin (langue de l’Église) dans tous les actes judiciaires, et impose l’usage exclusif du français pour les actes d’état civil.

Le roi François 1er, roi de France. Photo E. Buchot
Mécène fastueux, il fait venir à sa cour des artistes comme Léonard de Vinci, et contribue à l’aménagement des châteaux de la Loire. Il protège les arts et les sciences et assure la promotion de l’humanisme (fondation du Collège de France, 1530). Les bâtiments construits sous son règne, à l’image des châteaux de Chambord et de Saint-Germain-en-Laye, constituent un témoignage vivant de la puissance et de la richesse de la monarchie.


Henri II et les guerres de religion

Le roi Henri II

C’est sous le règne de Henri II, fils de François Ier, que prennent fin les guerres d’Italie. En 1559, le traité du Cateau-Cambrésis met momentanément un terme à la présence française : la France renonce à toutes ses prétentions en Italie en contrepartie de trois places stratégiques sur sa frontière de l’est, les évêchés de Metz, Toul et Verdun.

La Réforme protestante, qui a commencé à se diffuser depuis l’Allemagne pendant le règne de François Ier, fait au départ peu d’adeptes en France. Dans les années 1540 et 1550 toutefois, le Français Jean Calvin définit la doctrine et les institutions d’une forme française de protestantisme qui rencontre de puissants adeptes dans la noblesse (les Coligny, les Condé) et dans certaines fractions du peuple. Henri II considère ce calvinisme comme une menace pour l’autorité royale et cherche à limiter son influence. En dépit d’une répression sévère, la religion réformée progresse rapidement et en vient à constituer un véritable parti à l’intérieur de l’État.

Catherine de Medicis

La mort de Henri II en 1559 fait accéder au trône son fils de 15 ans, François II, jeune homme maladif qui meurt un an plus tard.

Henri II. Photo. Emmanuel BUCHOT
Son frère Charles IX est alors âgé 13 ans ; la reine mère, Catherine de Médicis, prend en main les rênes du pays durant ces deux premiers règnes et continue de jouir d’une grande influence pendant celui de son troisième fils, Henri III (1574-1589), avec pour principale préoccupation la défense de l’autorité royale. Durant cette période, le pays est ravagé par une nouvelle guerre civile, qui prend les allures de guerres de Religion, dans laquelle conflits religieux, politiques et dynastiques sont inextricablement mêlés. Le fanatisme des combattants et la brutalité des mercenaires en font un combat où le pillage, la cruauté et les atrocités sont monnaie courante. Elles contribuent à désorganiser le royaume pendant plus de trente ans.

Catherine de Médicis en France

La reine Catherine, dotée d’une grande intelligence politique, tente sans relâche avec l’aide du chancelier Michel de L’Hospital de trouver un compromis entre les adversaires (colloque de Poissy, 1561), mais elle ne peut s’opposer à l’expansion du fanatisme dans les deux camps. Inquiète de l’ascendant pris par l’amiral de Coligny sur son fils Charles IX, elle laisse se commettre le massacre de la Saint-Barthélemy à Paris en août 1572, au cours duquel les catholiques s’attaquent aux chefs protestants et à leurs partisans, assassinant plus de 3 000 d’entre eux. En 1584, après la mort du jeune duc d’Alençon, dernier frère de Henri III, le roi de Navarre Henri de Bourbon, descendant de Louis IX et chef du parti huguenot (nom donné aux protestants), devient le prétendant au trône.

Portrait de Catherine de Medicis. Photo E. Buchot
Opposés au couronnement d’un protestant, les membres du parti catholique veulent empêcher son accession au trône en tentant de renverser Henri III, qui n’a pas d’enfant, au profit de Henri de Guise, chef de la Ligue catholique. Averti du complot, le roi convoque Henri de Guise à Blois en 1588 et le fait assassiner. L’année suivante, Henri III, dernier représentant de la dynastie des Valois, tombe lui-même sous les coups d’un moine fanatique, Jacques Clément. © . Sources utilisées Encarta et Wikipedia. Pour aller plus loin : Puf
Photos des pays et villes visités