Grèce - Carnet Photographique

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Histoire grecque et histoire Athènes

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12/08/16

Les origines d'Athènes

Devenue avec Sparte, entre le VIIIe et le VIe siècle av. J.-C., l’une des cités dominantes de la Grèce, Athènes connaît une évolution politique originale. La monarchie héréditaire y est abolie en 683 av. J.-C. par les nobles, ou eupatrides, issus de la puissante oligarchie terrienne, qui conservent le pouvoir jusqu’au milieu du VIe siècle av. J.-C. Les eupatrides sont les seuls à prononcer le droit et à régler les conflits juridiques, à pouvoir devenir archontes (magistrats nommés par le conseil de l’Aréopage), d’abord au nombre de 6, puis de 9 à partir de 683 av. J.-C., et à détenir les prêtrises.

Histoire de l'émergence d'Athenes

Garde à Athenes. Photo. E. BUCHOT
Les gardes d'Athenes

Le peuple est doté d’une Assemblée, l’ecclésia, au rôle très limité puisqu’elle ne peut qu’entériner les décisions des archontes. Vers 621 av. J.-C., après l’échec de la tentative de tyrannie populaire de Cylon (632 av. J.-C.), le législateur Dracon codifie et publie les lois d’Athènes, restées célèbres pour leur grande sévérité (« lois draconiennes »), qui, si elles limitent le pouvoir judiciaire des nobles, ne peuvent résoudre la crise économique et sociale qui agite la cité. Le second coup majeur porté à la puissance des eupatrides sont les réformes de Solon, qui devient archonte en 594 av. J.-C. L’œuvre constitutionnelle qui lui est attribuée permet de remplacer le privilège de la naissance par celui de la fortune, pour l’accès aux magistratures et aux charges publiques ; la société est alors divisée en quatre classes censitaires, selon le revenu. Le droit de vote et l’égalité de toutes les classes censitaires dans l’ecclésia sont reconnus. La responsabilité politique du citoyen, quel que soit son statut, est affirmée. La création de la boulê, ou Conseil des Quatre-Cents, chargé de préparer le travail de l’Assemblée du peuple, et l’institution d’un tribunal populaire, l’Héliée, introduisent les ferments de la démocratie dans la vie de la cité. Dans le même temps Solon abolit les dettes des paysans, résorbant ainsi en partie la crise agraire.

En 560 av. J.-C., le tyran Pisistrate, soutenu par le peuple, s’empare du pouvoir. Son gouvernement et celui de ses fils, Hipparque et Hippias, coïncident avec une période de grande prospérité pour la cité, qui s’embellit considérablement. Pourtant, l’ère des Pisistratides, considérés comme des despotes, s’achève dans la violence : Hipparque est assassiné et Hippias chassé par une insurrection populaire. Le gouvernement d’Athènes revient alors entre les mains de la noblesse. Mais en 508-509 av. J.-C., Clisthène, membre d’une famille aristocratique, fait adopter une série de mesures fondées sur des principes démocratiques, qui donnent un cadre aux institutions athéniennes des Ve et IVe siècles av. J.-C. et font de lui le véritable « père » de la démocratie. Les quatre tribus initiales sont élargies à dix, constituées sur la base d’une division géographique de l’Attique, ce qui introduit une plus grande égalité entre les citoyens puisque c’est désormais leur lieu de résidence et non plus leur fortune qui leur donne accès à la vie publique, chaque tribu envoyant 50 représentants à la boulê, devenue Conseil des Cinq-Cents. Des garde-fous sont mis en place pour éviter tout retour à la tyrannie, notamment l’ostracisme — mesure juridique prise par un vote à la majorité simple, qui permet d’exiler pour dix ans un citoyen jugé dangereux pour la cité. Un grand épanouissement économique et culturel accompagne cette évolution politique.

Les guerres médiques

Maison traditionnelle en Grèce. Photo E. BUCHOT
Maison traditionnelle de Grèce

À partir du milieu du VIe siècle av. J.-C., l’émergence de l’Empire perse achéménide de Cyrus le Grand constitue une sérieuse menace à l’expansion et à la prospérité du monde hellénique. Après avoir détruit le royaume lydien de Crésus, les Perses s’attaquent aux cités ioniennes et, dès 546, ils soumettent toute la Grèce d’Asie et les îles côtières, à l’exception de l’île de Samos. Les guerres médiques, qui se déroulent au Ve siècle av. J.-C., réunissent les cités grecques contre l’ennemi commun que constitue l’Empire perse. En 499 av. J.-C., l’Ionie, conduite par Aristagoras et aidée par Athènes et l’Érétrie, se révolte contre la Perse. Vainqueurs dans un premier temps, les rebelles sont matés par Darios Ier le Grand en 494 av. J.-C., qui, après avoir saccagé Milet, rétablit son contrôle absolu sur la région. En 490 av. J.-C., il envoie une importante expédition dans le but de punir les Athéniens pour leur participation au soulèvement, mais ses armées sont écrasées la même année à Marathon.

Village grec. Photo E. BUCHOT
Village grec

Athènes, sous la conduite du stratège Thémistocle, décide alors de consolider sa flotte de guerre et de développer le port du Pirée. Mais la menace perse subsiste, et les attaques reprennent, menées par le fils de Darios le Grand, Xerxès Ier. Après une première rencontre dans le défilé des Thermopyles, défendu par le Spartiate Léonidas Ier, une bataille navale se déroule à Salamine, en 480. Elle est remportée par Thémistocle et Eurybiade. La défaite totale des Perses a lieu à Platées, en 479 av. J.-C. Malgré une nouvelle tentative perse, en 469-468 av. J.-C., sur l’Eurymédon, contrée par l’Athénien Cimon, la paix est signée par Callias et le roi de Perse Artaxerxès Ier, en 449. Les guerres médiques ont été relatées dans la tragédie d’Eschyle, les Perses. "Grèce" © Sources utilisées Encarta, Larousse et Wikipedia.