Carnet Photographique

Modèle spatiale du bassin parisien


Paysage du Bassin parisien
Paysage du Bassin parisien. Photo E. Buchot

Le modèle « centre-périphérie » s'applique ici, dans une de ses versions les plus caricaturales ; il faut toutefois rappeler que sous cette expression sont rassemblés plusieurs concepts : celui d'une inégalité entre le centre et les différentes couronnes qui l'entourent, par exemple en termes de densité de population (20 000 hab./km2 à Paris, 6 000 en petite couronne, 423 en grande couronne, 76 dans le reste du Bassin parisien), de solde naturel ou de niveau de revenu. Il y a aussi une idée de complémentarité, notamment dans les fonctions ; certains auteurs considèrent ainsi comme une chance pour le Bassin parisien d'entretenir un certain « équilibre » entre des fonctions tertiaires de haut niveau, principalement dans l'agglomération parisienne, des fonctions industrielles diversifiées, allant de la conception (surtout en Île-de-France) à la fabrication (celle-ci surtout dans le reste du Bassin parisien), et de vastes espaces agricoles, là où les autres grandes régions métropolitaines d'Europe ont une dominante soit tertiaire (Londres), soit industrielle (Ruhr).

On pourrait en discuter. Il y a enfin l'idée de polarisation par le centre, notamment en termes d'organisation des transports et des échanges et en termes de commandement, et c'est bien sûr le cas ici. On notera toutefois une différence entre le « commandement » économique, celui des sièges sociaux des entreprises parisiennes s'exerçant effectivement sur l'essentiel du bassin, et le « commandement » politique : le seul pouvoir qui s'exerce sur l'ensemble du bassin est celui de l'État central, les régions en tant que collectivités territoriales étant placées sur un pied d'égalité, ce qui veut dire que c'est le modèle du « puzzle » qui l'emporte ici.

Tous ces aspects sont présents dans le Bassin parisien. Le « centre », que l'on peut plus ou moins assimiler à l'Île-de-France, se complète désormais par une zone de « franges franciliennes », marquées par l'habitat périurbain, et qui s'étendent de part et d'autre de la frontière régionale. L'appréciation de leur importance est variable ; pour les géographes Félix Damette et Jacques Scheibling (1992), ce ne sont pas moins de 2 540 000 habitants qu'il faudrait ajouter à ceux de l'Île-de-France, principalement dans l'Oise et dans l'Eure-et-Loir, pour définir la « zone d'expansion de Paris ».

Les mouvements pendulaires en direction de la capitale, mais aussi de plus en plus en direction des pôles de la grande couronne francilienne, y sont très importants : environ 180 000 migrants quotidiens vers l'Île-de-France en 1999, dont environ la moitié allant travailler en grande couronne. L'Oise à elle seule envoie 66 000 migrants, suivie d'assez loin par l'Eure-et-Loir (28 500), l'Eure et le Loiret. Les migrations de retraite des Franciliens suivant d'ailleurs un modèle assez proche, dans le sens contraire.

Le poids de l'influence parisienne


L'armature urbaine du bassin traduit également le poids de l'influence parisienne, probablement quelque peu étouffante pour les villes situées trop près de la capitale : les villes de la « première couronne » entourant l'Île-de-France ne dépassaient guère 100 000 habitants en 1999 (Creil, Beauvais, Compiègne, Évreux, Chartres).

Les débuts d'une politique d'aménagement


Monuments du bassin parisien
Monuments du bassin parisien. Photo E. Buchot

Il faut aller plus loin pour trouver des agglomérations de 200 000 habitants ou plus, avec Amiens, Reims, Orléans, Tours, Caen, le Havre, et surtout Rouen, qui se détache surtout du fait de son agglomération (389 000 habitants contre 249 000 au Havre), alors que la ville elle-même compte à peine 107 000 habitants. À la périphérie, on trouve des départements parfois en difficulté, marqués par le vieillissement et le déclin démographique :

l'Aisne au nord-est, l'Indre et la Nièvre (si on l'inclut) au sud, l'Orne à l'ouest. Tous ont perdu de la population entre 1990 et 1999, souvent même depuis plus longtemps encore. Entre les deux, on trouve l'essentiel de la surface du Bassin parisien, avec une organisation de l'espace plus complexe, qui sort un peu du modèle centre-périphérie et se déploie à des échelles très diverses. Ainsi la « diagonale aride », zone de vieillissement et de faibles densités qui traverse l'ensemble du territoire national du nord-est au sud-ouest, prend en écharpe l'essentiel de l'est du Bassin parisien, mais à l'échelle locale, on peut y trouver aussi bien des zones dynamiques que des zones en déclin.

Une étude très approfondie des dynamiques économiques et urbaines à l'œuvre dans le Bassin parisien (F. Damette et J. Scheibling) montre ainsi un « versant Nord », allant de la Basse-Normandie à la Lorraine, très marqué par des fonctions industrielles de fabrication. Selon les endroits, ce tissu industriel est plus ou moins diversifié ou plus ou moins monofonctionnel, mais il est presque toujours fragile et parfois en crise. Même les grandes villes comme Caen, Rouen ou Amiens y ont un niveau d'encadrement inférieur à la moyenne. Face à ce « versant Nord », le « versant Sud », de la Basse-Loire à la Bourgogne est « plus différencié et fonctionnellement plus riche ». © et Universalis

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