Carnet Photographique technique photographique Voyage à Paris
Napoléon, maître de l’Europe (1804-1814)
Carnet Photographique France

Le Consulat est rapidement institué ; concentrant le pouvoir exécutif entre les mains de trois consuls — Napoléon Bonaparte siège avec Sieyès et Ducos, puis avec Cambacérès et Lebrun —, le nouveau régime se dote à la fin de l’année 1799 d’une Constitution (Constitution de l’an VIII) qui fait du Premier consul, en l’occurrence Bonaparte, le premier personnage de l’État. Les succès militaires foudroyants du Consulat amènent la coalition à se désintégrer et l’Angleterre, affaiblie et isolée, doit accepter le traité d’Amiens (mars 1802) qui met fin aux hostilités entre les deux pays.

La marche vers l'Empire
Napoléon Bonaparte se présente comme un homme de paix. Il s’attache à pacifier le pays en réconciliant les Français et en instaurant un gouvernement stable et centralisé :

la Révolution est terminée. Ainsi, il favorise le ralliement des Vendéens et le retour des émigrés auxquels il offre des postes dans l’administration et dans l’armée ; il négocie avec le pape Pie VII le Concordat de 1801, qui rétablit l’Église catholique romaine en tant qu’Église d’État. Il s’attèle à l’unification des lois du pays en faisant promulguer en 1804 un Code civil (Code Napoléon), compromis entre les acquis de la Révolution (liberté de conscience, liberté du travail, égalité civile, abolition des privilèges féodaux) et les principes d’une société globalement conservatrice. Une administration centralisée (mise en place de préfets nommés par le ministère de l’Intérieur à la tête des départements), de nouvelles institutions monétaires (une banque centrale, la Banque de France, en février 1800 et une nouvelle unité monétaire, le franc germinal) et une organisation scolaire rénovée (création des lycées, 1802 ;

d’une université impériale chargée de diriger et de contrôler le corps enseignant, 1808) renforcent le pouvoir et jettent les bases de la France d’aujourd’hui. Confisquant progressivement le pouvoir à son profit (plébiscite d’août 1802 le déclarant consul à vie), Napoléon Bonaparte, au cœur d’une agitation royaliste, décide d’affermir sans appel son autorité : le 18 mai 1804, le Sénat le proclame empereur des Français. Une nouvelle Constitution (Constitution de l’an XII) et le plébiscite qui approuve massivement l’établissement de l’Empire et le sacre de Napoléon Ier par le pape (2 décembre 1804) entérinent les faits : le premier Empire est né.
Les guerres napoléoniennes

Après avoir stabilisé la situation intérieure, Napoléon Ier, qui se prépare à la guerre depuis 1803, décide de repartir à la conquête de l’Europe. Déjà présent en Italie et en Allemagne, il inquiète les monarques européens qui se mobilisent à nouveau contre la France au sein de nouvelles coalitions dès l’été 1805. Ulm (14-20 octobre 1805), Austerlitz (2 décembre 1805), Iéna (14 octobre 1806), autant de victoires du début des guerres napoléoniennes au cours desquelles l’Empereur bat l’Autriche, la Prusse et la Russie et se rend maître de la plus grande partie de l’Europe. Seule la Grande-Bretagne, maîtresse des mers après avoir détruit la flotte française au large de

Le code napoléon
Le code napoléon. Source Encarta
Trafalgar en octobre 1805, résiste ; Napoléon entreprend de l’isoler et d’asphyxier son économie en instaurant le Blocus continental. À son apogée en 1811, l’Empire compte 130 départements et s’étend de l’Allemagne du Nord à l’Italie, en passant par la Hollande et la Belgique.
La chute de napoléon
Après le double échec de la campagne de Russie (mai 1812-mars 1813) et de la guerre en Espagne (1808-1813), les armées napoléoniennes sont décimées et très affaiblies. Chassé d’Allemagne après la défaite de Leipzig en octobre 1813, Napoléon perd au printemps 1814 l’ultime campagne susceptible de sauver l’Empire. Il abdique en avril 1814 et se rend aux Alliés qui ont pris possession de Paris. Vaincu, il s’exile à l’île d’Elbe. Les souverains coalisés encouragent alors la restauration des Bourbons sur le trône de France. En mai, le comte de Provence, frère de Louis XVI, entre dans Paris et se fait couronner sous le nom de Louis XVIII. "France (histoire)" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009
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