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Des heurts entre les FAR et le Front Polisario de plus en plus nombreux


Casablanca au Maroc
Casablanca au Maroc

La nouvelle formule politique, issue d'un long processus de démocratisation, ne va pas tenir les promesses qu'on pouvait en attendre. L'équilibre institutionnel et politique que l'affaire du Sahara a largement contribué à instaurer va paradoxalement s'effriter sous l'effet des prolongements du conflit. Les heurts entre les Forces armées royales (F.A.R.) et les commandos du Front Polisario se font de plus en plus fréquents, créant ainsi un véritable état de guerre au Sahara. La prolongation de cet état de tension entraîne un accroissement considérable des « dépenses de souveraineté » (elles triplent en trois ans et passent à 2 milliards de dirhams pour les équipements militaires en 1978), qui va peser lourdement sur les finances du pays, déjà affectées par la stagnation des recettes phosphatières et une inflation endémique. Les autorités sont amenées à réviser leurs options économiques et à observer une pause dans la politique de développement. Le plan quinquennal 1978-1982 est reporté au profit d'un plan triennal de transition (1978-1980) que le roi justifie au nom d'une mystique nationaliste et unitaire, et par un appel solennel à la « paix sociale ».

Un malaise social important


Cependant, loin d'entraver la crise, les nouvelles orientations économiques ne font qu'accentuer le malaise social des couches salariées et entretenir l'attentisme désabusé des milieux d'affaires. Parallèlement à la perte du contrôle militaire et à la dégradation de sa position diplomatique, le Maroc connaît, en 1979 et 1980, une vague de conflits sociaux dans des secteurs de plus en plus nombreux.

Ces mouvements, soutenus par la Confédération démocratique du travail (C.D.T.), se politisent au contact des retombées de la révolution iranienne et amènent le pouvoir à réagir par la manière forte. La police intervient, faisant quelques morts et plusieurs blessés, procède à de très nombreuses arrestations et investit les locaux de la C.D.T. et de l'Union socialiste des forces populaires (U.S.F.P.). Les journaux de ces derniers sont suspendus, 500 enseignants sont licenciés et plusieurs responsables syndicaux arrêtés et déférés devant les tribunaux.

Le 1er ministre Maati Bouabid


Le nouveau Premier ministre, Maati Bouabid, nommé en mars 1979, s'efforce de renouer le dialogue avec les syndicats et de concilier une économie de guerre avec une politique de progrès social. L'adoption d'un collectif budgétaire en octobre 1980 est mal accueilli par l'opposition, qui se montre très critique à l'égard de mesures qualifiées de « palliatifs à court terme ».

Même au sein de la coalition majoritaire, on n'hésite pas à souligner les incohérences ou les insuffisances de la nouvelle politique économique par rapport aux exigences de la situation de guerre. Sur le terrain, la pression omniprésente du Polisario entraîne d'importants changements dans le dispositif militaire des F.A.R., et pousse le Maroc à adopter une stratégie plus offensive et de grande envergure. En dépit de leurs effets positifs sur les plans psychologique et symbolique, ces mesures n'ont pas empêché le développement de certaines tensions politiques au sein de la majorité et dans les relations entre le pouvoir et l'opposition.

Une série de ruptures politiques


Au-delà des chiffres officiels et de l'optimisme affiché en haut lieu, les dernières consultations ont révélé une forte poussée de l'électorat de l'opposition que le R.N.I. était appelé à neutraliser faute de pouvoir la canaliser. Mais cette formation hétérogène et invertébrée, que l'ancien Premier ministre A. Osman devait transformer en un parti digne de ce nom, s'est épuisée en querelles stériles et s'est caractérisée par l'absentéisme de ses députés, sans se soucier de parachever son implantation locale ni de consolider la tenue et la diffusion de sa presse. Plus ou moins favorisée par le ministre de l'Intérieur, une première rupture intervient en décembre 1980 et donne naissance à deux groupes : d'un côté, les Indépendants libéraux fidèles à A. Osman, qui sont représentatifs de la bourgeoisie industrielle et commerçante, souvent liée au capitalisme étranger, et qui souhaiteraient mettre fin à une guerre incertaine et coûteuse ; de l'autre, les Indépendants démocrates, rassemblés autour de Abdelhamid Kacimi, qui prétendent se distinguer par des attaches rurales et une plus grande sensibilité au sort des couches sociales les plus déshéritées. Entre le pouvoir et l'opposition socialiste, les relations se sont progressivement dégradées, l'U.S.F.P. dénonçant les « incohérences » et les « atermoiements » de la diplomatie du Palais, et se montrant très critique vis-à-vis du fonctionnement démocratique des institutions aux niveaux local et parlementaire. En outre, dans le procès sur l'affaire d'Omar Benjelloun, elle a tout mis en œuvre pour infirmer la thèse officielle concluant à l'assassinat du leader socialiste par des membres d'une association de Frères musulmans, la Jeunesse islamique.

"Maroc" © Photos par Emmanuel Buchot. Sources utlisées Encarta

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