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7/10/15

Doisneau, l'un des plus grands photographes

Célèbre pour ses clichés de la vie parisienne et de sa banlieue, Robert Doisneau est l’un des principaux représentants du mouvement des « photographes humanistes ».

Né à Gentilly, dans la banlieue de Paris, Robert Doisneau est élevé dans une famille de la petite bourgeoisie. Sa mère meurt en 1919. De 1926 à 1929, il suit une formation de graveur-lithographe à l’école Estienne, puis entre dans un atelier parisien d’art graphique, l’atelier Ulmann, où il devient bientôt photographe publicitaire. En 1931, il est assistant d’André Vigneau, photographe de publicité et de mode non-conformisme.

Robert Doisneau commence à photographier les rues de Paris et de sa banlieue, mettant souvent en scène des enfants (les Petits Enfants au lait, 1932) ou des travailleurs des villes. Sa première publication est un reportage réalisé sur le marché aux puces de Saint-Ouen pour la revue Excelsior. Il travaille ensuite comme photographe industriel pour Renault, à l’usine de Boulogne-Billancourt (1934-1939). À cette époque, il se marie et s’installe à Montrouge, où il passe le reste de sa vie. Licencié en 1939, il commence à travailler comme photographe illustrateur indépendant pour l’agence de presse Rapho.






Au début de la Seconde Guerre mondiale, Robert Doisneau sert six mois dans l’infanterie dans l’est de la France. De retour à Montrouge, il vend, pour subsister, des cartes postales qu’il confectionne lui-même. En 1942, il reçoit commande d’une série de portraits de savants célèbres, destinée à montrer que la France humiliée conserve son rayonnement (les Nouveaux Destins de l’intelligence). Il travaille également pour la Résistance comme faussaire et rencontre les artistes communistes résistants. Ses photographies de la bataille pour la libération de Paris en 1944 sont publiées dans le monde entier.

Robert Doisneau a consacré une grande partie des 325 000 négatifs que contiennent ses archives au petit peuple de Paris et de sa banlieue. Sa manière peut être rapprochée de celles des « instants décisifs » d’Henri Cartier-Bresson ; elle relève d’une réelle affection pour ses modèles et d’une sensibilité très profonde. La plupart de ses œuvres célèbres sont le fruit d’une longue attente dans les rues ; il aime à se définir comme un « pêcheur [et non un chasseur] d’images ». Certains de ses clichés sont des « mises en scène » ; Robert Doisneau observe l’événement pour le reconstituer plus tard, avec des figurants. C’est le cas de sa plus célèbre photographie, le Baiser de l’Hôtel de Ville, réalisée pour le magazine Life (1950). L’humour teinté de surréalisme, la tendresse et l’humanité qui caractérisent son œuvre ne doivent cependant pas faire oublier ses traits subversifs, voire anarchistes.