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4/10/15

Raymond Depardon, photographe

Depardon, Raymond (né en 1942), photographe français, également réalisateur de documentaires et de longs métrages. Né à Villefranche-sur-Saône (Rhône), dans une famille de cultivateurs, Raymond Depardon se tourne très jeune vers la photographie de reportage. En 1958, il s’installe à Paris et devient assistant du photographe Louis Foucherand. Il rejoint l’agence Dalmas deux ans plus tard et décroche sa première publication importante dans Paris-Match avec une série de clichés sur l’opération SOS-Sahara (1961). Devenu l’un des principaux reporters de son agence, il photographie les personnalités, les faits divers, les jeux Olympiques (Tokyo, 1964), et multiplie les reportages à l’étranger.

Avec plusieurs autres photographes, il fonde en 1967 l’agence Gamma qui met en place un fonctionnement nouveau offrant autonomie et responsabilité. Cinq ans plus tard, il en prend la direction et réalise, en parallèle, des reportages au Tchad, au Chili et au Yémen. En 1978, il rejoint l’agence Magnum et couvre la guerre civile au Liban avant de se rendre en Afghanistan (Notes, 1979). En 1984, il fait partie des photographes de la mission DATAR. Son travail est couronné par le prix Pulitzer (1977) et par le Grand Prix national de la Photographie (1991).






Raymond Depardon est l’auteur de plus d’une vingtaine d’ouvrages associant le plus souvent texte et photographies. Dans Notes (1979), il associe à ses images de courtes légendes dans lesquelles il confie ses doutes, ses émotions, ses réflexions sur sa pratique photographique, marquant une rupture dans le photo-journalisme. En 1981, Correspondance new-yorkaise constitue une expérience inédite puisque le photographe fait parvenir une image par jour et quelques notes d’accompagnement pendant un mois au journal Libération. Suivent le Désert américain (1983), les Fiancées de Saïgon (1986) et, en 1993, la Colline des anges : retour au Vietnam (1972-1992), sur un texte de Jean-Claude Guillebaud. Dans la Ferme du Garet (1995), ouvrage autobiographique, il revient sur ses origines paysannes et mêle avec nostalgie — à la manière du Je me souviens de Georges Perec — les photographies de jeunesse et les clichés récents, le noir et blanc (Chaise d’enfant, 1956) à la couleur (la même Chaise d’enfant, 1986). L’année 1996 voit la publication de la Porte des larmes : retour en Abyssinie, à nouveau avec Guillebaud, et d’un livre de photographies et de textes issus de son long périple africain (En Afrique).