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Découverte du Panthéon à Paris


Construction du Panthéon
Construction du Panthéon. Photo E. Buchot

Le Panthéon est un édifice commémoratif dédié au souvenir des plus illustres personnalités de la nation française, situé sur la montagne Sainte-Geneviève, dans le Ve arrondissement de Paris.

Histoire du Panthéon de Paris


Après sa guérison qu’il pense devoir à une invocation faite à la sainte patronne de Paris, le roi Louis XV de France décide d’élever une église au sommet de la montagne Sainte-Geneviève, à Paris. En 1757, le projet présenté par l’architecte français Jacques Germain Soufflot reçoit l’approbation du roi, mais les travaux ne débutent qu’à la fin de la dispendieuse guerre de Sept Ans (1756-1763). Le 6 septembre 1764 commence officiellement la construction de l’église Sainte-Geneviève, lorsque Louis XV pose personnellement la première pierre de l’édifice. Inachevée à la mort de Soufflot (août 1780), l’église est terminée en 1790 par ses assistants Maximilien Brébion, Jean-Baptiste Rondelet et Soufflot le Romain. Durant la Révolution française, un décret du 4 avril 1791 consacre l’ancienne église aux grands hommes de la nation ; l’église Sainte-Geneviève devient un mausolée, le Panthéon.

Entre 1792 et 1793, l’architecte Quatremère de Quincy, chargé d’adapter le bâtiment à sa nouvelle fonction de temple de la nation, en fait disparaître les tours-clochers et autres décors religieux. Sur le fronton, il fait inscrire « Aux grands hommes la patrie reconnaissante ».

Puis, au cours du XIXe siècle, le bâtiment change régulièrement de fonction, au gré des régimes politiques successifs. Ainsi, en février 1806, alors que la France est napoléonienne, le Panthéon est rendu au culte catholique, mais conserve sa crypte réservée aux sépultures des grands hommes. De nouveau, le bâtiment reprend un caractère laïque après la chute des Bourbons, en août 1830. Puis avec l’arrivée au pouvoir de Napoléon III, l’édifice est rendu au culte catholique en 1851. Ce n’est finalement qu’à l’occasion des funérailles de Victor Hugo (mai 1885) que l’église est définitivement dédiée à la mémoire des hommes illustres.

Peinture au Panthéon de Paris
Peinture au Panthéon de Paris

Œuvre manifeste de l’architecture néoclassique, le Panthéon allie, comme le souligne l’un de ses architectes Maximilien Brébion, « la légèreté de la construction des édifices gothiques avec la pureté et la magnificence de l’architecture grecque ». Conçu à des fins cultuelles, il se présente selon un plan en croix grecque dominé en son centre par un dôme ouvert. L’édifice est orné d’une façade dotée de colonnes corinthiennes et d’un fronton triangulaire, œuvre de David d’Angers (la Patrie distribuant des couronnes au Génie, 1831-1837). Le dôme, entouré de trente-deux colonnes, est élevé à près de quatre-vingt-trois mètres de hauteur. Antoine-Jean Gros (Apothéose de sainte Geneviève, 1811-1824) et Puvis de Chavannes (Vie de sainte Geneviève, 1874-1876 et 1896-1898) ont notamment contribué à la décoration intérieure de l’église.

Le pendule que Léon Foucault a suspendu en 1851 à la coupole pour démontrer la rotation de la Terre est toujours visible de nos jours.

Le Panthéon, lieu de mémoire collective


L’idée d’offrir aux « grands hommes » un lieu où les commémorer a émergé au lendemain de la mort du comte de Mirabeau, en avril 1791. Le gouvernement révolutionnaire alors en place, la Constituante, a voulu réaliser un lieu de la mémoire collective où reposeraient les personnalités de l’Élysée républicain. Aux deux personnages retenus pour la période monarchique (Jean-Jacques Rousseau et Voltaire ; René Descartes, nom également cité, n’a jamais été transféré) viennent progressivement s’ajouter des héros de la Révolution. Mais en une période d’instabilité politique, nombreux sont ceux qui passent de la gloire au désaveu, et aux cérémonies d’entrée succèdent les « dépanthéonisations » — comme c’est le cas pour Mirabeau (au Panthéon d’avril 1791 à septembre 1794) et Jean-Paul Marat (de septembre 1794 à février 1795).

Le Panthéon conserve aujourd’hui en son sein les cendres de 72 grands hommes, parmi lesquels celles de Voltaire (1791), Jean-Jacques Rousseau (1794), Jacques Germain Soufflot (1829), Victor Hugo (1885), Lazare Carnot (1889), Émile Zola (1908), Jean Jaurès (1924), Paul Painlevé (1933), Félix Éboué (1949), Victor Schoelcher (1949), Louis Braille (1952), Jean Moulin (1964), Jean Monnet (1988), l’abbé Grégoire (1989), le marquis de Concordet (1989), Pierre et Marie Curie (1995), André Malraux (1996) et Alexandre Dumas (2002).

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