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Histoire de l'Italie médiévale : les Carolingiens et la qurelle des Investitures
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Charlemagne l’emporte sur Didier en 774, se nomme roi des Lombards et, le jour de Noël de l’an 800, à Rome, se fait sacrer empereur d’Occident par le pape Léon III. Cette initiative met fin aux dernières relations entre la papauté et Byzance. La coïncidence des deux événements — la naissance de la théocratie pontificale et la domination franque — inaugure une nouvelle phase de l’histoire de l’Italie. Si les souverains carolingiens, qui portent le titre de « patrice », sont les protecteurs de l’Église, celle-ci affirme de plus en plus son pouvoir temporel.

Pépin, le fils de Charlemagne, est nommé roi d’Italie jusqu’à sa mort, en 810. Le pays subit alors davantage l’influence orientale que franque et les échanges avec l’Orient lui permettent d’évoluer plus rapidement que les autres nations d’Europe.

Mais, au IXe siècle, d’autres conquérants déferlent : les Normands, et surtout les Sarrasins qui s’attaquent à la Sicile en 827, prennent Palerme en 831, remontent au nord et pillent Rome en 846. La Vénétie demeure indépendante sous le contrôle d’un doge.

Entre-temps, après le partage de l’empire carolingien par le traité de Verdun, en 843, l’Italie est revenue à Lothaire Ier, petit-fils de Charlemagne, puis au fils de Lothaire, Louis II. Le pape Léon IV se place sous sa protection. Si Louis II enraye momentanément la progression des envahisseurs, son décès (875) et la crise de l’empire carolingien plongent de nouveau l’Italie dans les troubles. À Rome, le pouvoir pontifical est détenu par les nobles : marquis, ducs, princes qui se disputent la couronne tout en se révélant incapables de refouler les Sarrasins au sud ou les Hongrois au nord.

Mais à la même époque, les Byzantins, malgré la perte de la Sicile, reprennent pied en Italie en chassant les Sarrasins de leurs bases péninsulaires (Bari).
La querelle des investitures

En 962, le souverain le plus puissant de l’Occident, le roi de Germanie Otton Ier détrône le roi d’Italie Bérenger II (950-961) et se fait couronner empereur par le pape Jean XII. Celui-ci est ensuite déposé par l’empereur qui, dès cette date, nomme lui-même les souverains pontifes. Ces événements sont fondamentaux pour l’histoire des relations entre l’Italie et le monde germanique. En effet, jusqu’au milieu du XIe siècle, la collaboration des deux puissances assure la cohésion de l’édifice politique impérial.

Creation des états pontifiaux
Creation des états pontifiaux. Encarta
Mais l’essor économique des villes et les idées de réforme alimentées par les mouvements monastiques va rompre cet équilibre. Le pape Grégoire VII (1073-1085) revendique son autonomie et sape l’autorité impériale en refusant tout contrôle laïque sur l’Église. Il déclenche ainsi la querelle des Investitures entre l’empereur et le pape, différend qui n’est réglé qu’avec le concordat de Worms, négocié en 1122 sous le pape Calixte II (1119-1124). L’empereur germanique Henri V abandonne au collège des cardinaux le droit d’élire le pape.
Dans le même temps, depuis l’expulsion des Sarrasins en Sicile (1091), l’Italie commence à se transformer sur le plan économique et à entrer dans une ère de prospérité avec le développement des activités du commerce, de la banque et de l’industrie, notamment textile. "Italie" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009
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