Carnet Photographique : la Grèce
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La période archaïque en Grèce : naissance de la cité et la tyrannie

Carnet Photographique - Grèce
10/12/16

La cité grecque

Les vagues de colonisation repoussent les limites du monde grec en Espagne, en Italie du Sud, en Thrace, en Chalcidique, sur la côte africaine, en Égypte, en Asie Mineure et au Pont-Euxin (mer Noire).

Parallèlement, des changements politiques interviennent. La date d’apparition des premières cités varie selon les historiens, mais il est certain que celles-ci existaient au VIIIe siècle av. J.-C. Le terme de « cité » (polis) désigne une communauté indépendante, dotée de ses propres institutions. Elle vit sur un territoire groupant un espace rural, avec des villages, et un espace plus ou moins urbanisé. Toutes les régions de Grèce ne connaissent pas cette forme d’organisation, et c’est sur la côte ionienne qu’elle semble être apparue en premier. L’organisation sociale de la cité repose essentiellement sur des citoyens-soldats.


L’évolution politique et sociale des cités grecques pendant la période archaïque est mal connue. Les monarchies sont progressivement remplacées, entre le XIe et le VIIe siècle av. J.-C., par des oligarchies. Le pouvoir passe donc aux mains des chefs des grandes familles nobles qui détiennent la terre et, par conséquent, la richesse et les armes. Ils choisissent parmi eux des magistrats temporaires, appelés archontes à Athènes ou éphores à Sparte.

Aux VIIe et VIe siècles av. J.-C., l’aristocratie doit affronter de graves troubles liés à des problèmes économiques et sociaux (augmentation du nombre de paysans sans terre, mécontentement d’une classe marchande née avec la colonisation qui réclame des droits politiques). Certaines cités, comme Athènes avec Solon et Dracon, font alors appel à des législateurs, d’autres ont recours à des aristocrates locaux, souvent chefs de guerre, appelés tyrans.


La tyrannie
Bien qu’issus de l’aristocratie, les tyrans gouvernent sans les nobles, et parfois même contre eux. Certains se révèlent des dirigeants avisés et accroissent la puissance de leur cité, à l’instar de Polycrate (qui règne approximativement en 535-522 av. J.-C.), à Samos. Mais les régimes tyranniques ne peuvent résister à la volonté des citoyens d’obtenir de véritables responsabilités politiques.

La période de la tyrannie (v. 650-500 av. J.-C.) correspond à une ère d’essor culturel et économique. Les échanges commerciaux, en particulier par la voie maritime, se multiplient, et l’usage de la monnaie devient essentiel. Le développement d’activités culturelles communes à toutes les cités grecques est l’un des grands facteurs d’union dans la Grèce antique, malgré l’émiettement politique, parallèlement à la langue et à la religion. Dans ce dernier domaine, des pratiques, comme les concours (ou jeux) panhelléniques organisés à Olympie (jeux

Colonies grecques d'Italie du Sud et de Sicile
Colonies grecques d'Italie du Sud et de Sicile.
Olympiques), Delphes (jeux Pythiques), Némée (jeux Néméens) et sur l’isthme de Corinthe (jeux Isthmiques), contribuent à la prise de conscience par les Grecs de leur appartenance à une même civilisation. " La Grèce antique" © Ecrit par