Infos Chine par Carnet Photographique


Les fleuves en Chine

Carnet Photographique - Chine
5/10/15

De nombreux fleuves en Chine

La Chine possède 5 000 fleuves et rivières dont 1 500 ont un bassin hydrographique d’une superficie supérieure à 1 000 km2. La longueur du réseau fluvial chinois atteint, au total, 220 000 km dont 95 000 km de voies navigables. Le débit total est équivalent à celui de l’Europe, soit 2 700 milliards de m3. La plupart des grandes rivières chinoises prennent naissance sur les hauteurs du plateau tibétain et s’écoulent vers l’est ou vers le sud, délaissant les espaces arides de la Chine occidentale. Les quatre plus grands fleuves de la Chine, par l’importance de leur bassin de drainage, sont le Yang-tseu-kiang, l’Amour, le Huang He et le Xi jiang.


Le barrage des Trois-Gorges en Chine
Les barrages sur les fleuves de Chine. Source Encarta
Le barrage des Trois-Gorges en Chine. Source Encarta

Le Yang-tseu-kiang (ou Chang jiang) est le plus long fleuve d’Asie (6 300 km). Il draine un bassin gigantesque de 1 800 000 km², soit 18,8 p. 100 du territoire chinois. Navigable sur près de 941 km, il constitue une importante artère de communication entre Shanghai et le Sichuan. Il prend sa source sur le plateau tibétain, dans les monts Kunlun, puis traverse le centre de la Chine. Ses principaux affluents sont le Min jiang, le Jialing jiang, le Xiang jiang et le Han shui. Son débit moyen (34 000 m3/s à son embouchure) est très supérieur à celui du Huang He. Son cours moyen et inférieur connaît des crues parfois catastrophiques, en avril et en septembre, malgré d’importants travaux d’endiguement. Lors de sa traversée du bassin du Sichuan, où il se charge d’alluvions rouges, sa turbidité devient très forte, avec une charge moyenne alluviale de 1 090 g/m3. Il se jette dans la mer de Chine orientale, à proximité de Shanghai, par un vaste delta qui, sans cesse alimenté par les dépôts de boues et de sédiments (plus de 170 millions de m3 par an), gagne progressivement sur la mer. L’Amour (4 416 km), ou Heilong jiang en chinois (« fleuve du Dragon noir »), est le quatrième plus long fleuve d’Asie et le plus septentrional de la Chine. Il draine, avec ses affluents, une superficie de 1 620 000 km2. Il constitue, sur presque 1 600 km, une grande partie de la frontière nord-est avec la Russie. L’Amour naît de la confluence de l’Argoun, qui prend sa source dans le Grand Hinggan, et du Chilka, venant de Mongolie. Il se jette en Russie, sur la côte orientale de la Sibérie, dans le détroit de Tatarie (mer d’Okhotsk). Son principal affluent en Chine est le Soungari (1 850 km), qui

Yang-tseu-kiang en Chine
draine la plaine mandchoue. Berceau de la civilisation chinoise, le Huang He (5 464 km) est le principal fleuve de la Chine du Nord. Comme le Yang-tseu-kiang, il naît sur le plateau tibétain, dans les monts Kunlun.

Son bassin hydrographique couvre une superficie de 750 000 km2. Son tracé sinueux le conduit jusqu’au golfe de Bohai, dans la mer Jaune. Lors de sa traversée des plateaux lœssiques, il se charge d’alluvions d’où son surnom de « fleuve Jaune ». Ses principaux affluents sont le Fen he et le Wei he. Son débit irrégulier (1 500 m3/s en moyenne, jusqu’à 20 000 m3/s en période de crue) en fait un fleuve capricieux et dangereux. Le Huang He est en effet réputé pour ses inondations dévastatrices qui ont régulièrement frappé le pays au cours de l’istoire et qui lui ont valu le qualificatif de « Chagrin de la Chine ». Le bas Huang He a souvent changé de cours à la faveur de grandes inondations. Au début du xixe siècle, il se jetait dans la mer Jaune, au sud de la péninsule de Shandong.

Il retrouva son cours actuel (abandonné au xive siècle) en 1851. Son taux de turbidité, très élevé, est responsable de l’envasement et de l’exhaussement du lit du fleuve, qui s’élève dangereusement à parfois plus de 10 m au-dessus de plaines surpeuplées. Aujourd’hui, le Huang He est endigué dans son cours inférieur. Cependant, lors des deux périodes de crues annuelles, liées à la fonte des neiges (mars-avril) et à la mousson (juin à septembre), les digues peuvent se rompre, donnant lieu à de graves inondations. © "Chine" Sources utilisées Encarta et lemonde.



Photos des villes et pays visités