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Economie de la Grèce - l'agriculture grecque

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13/08/16

Importance de l'agriculture dans l'économie grecque

Entrée dans la Communauté européenne (aujourd’hui l’Union européenne) en 1981, après vingt ans d’association (le premier accord fut signé en 1961), la Grèce demeure, avec le Portugal, placée en retrait par rapport à ses partenaires européens malgré les importantes subventions dont elle bénéficie. Le PIB par habitant atteint en effet seulement 70 p. 100 de la moyenne communautaire. L’économie grecque repose largement sur la marine marchande, la première au monde, et sur le tourisme, qui représente 20 p. 100 du PIB. En 2005, le PIB de la Grèce était de 225,2 milliards de dollars. La Grèce, longtemps terre d’émigration, est devenue depuis la fin des années 1980 une terre d’immigration, attirant des candidats au travail, souvent venus illégalement de pays voisins (Albanie, Roumanie, Pologne, Bulgarie) ou d’Asie du Sud-Est.

Généralités sur l'économie grecque et l'agriculture grecque

LUn marché en Grèce. Photo E. Buchot
Economie de la Grèce

La politique économique du gouvernement de Costas Simitis s’intègre à partir de 1996 dans le projet européen et la réalisation des critères du traité de Maastricht ; pour ce faire, la Grèce bénéficie d’apports de fonds communautaires. Afin de favoriser le développement de l’économie, l’inflation et le déficit public doivent être réduits ; une politique monétaire forte doit également être maintenue. Dans cette optique, le gouvernement lance un vaste plan d’austérité en 1998. Alors qu’en janvier 1999, la Grèce ne respectait pas encore les critères de convergence définis par le traité de Maastricht, son taux d’inflation chute (2,7 p. 100 en 2000, alors qu’il atteignait 20 p. 100 en 1990) et son déficit budgétaire descend à 1,6 p. 100 du PIB en 1999 (le seuil limite étant fixé à 3 p. 100). Même si son endettement public demeure encore trop élevé, la Grèce voit ses efforts couronnés en entrant dans la zone euro le 1er janvier 2001. En 2004, les jeux Olympiques d’Athènes nécessitent de lourds investissements et génèrent une facture de plus de 6 milliards d’euros qui s’annonce longue à rembourser.

En 2005, le secteur primaire employait 12 p. 100 de la population active (contre 24,5 p. 100 en 1995) et constituait 5,2 p. 100 du PIB (contre 18 p. 100 en 1995). Faiblement mécanisée, l’agriculture reste peu productive en raison de l’aridité, de l’érosion des sols et de la faible surface agricole utile (29,2 p. 100 de la superficie du pays) ; elle se concentre uniquement dans les plaines irrigables. La taille moyenne des exploitations n’excède pas 5 ha.

D’importantes subventions européennes ont soutenu, depuis 1981, des efforts de modernisation (irrigation, engrais, amélioration des espèces cultivées), mais la balance agricole reste déficitaire. Les productions végétales dominent avec le tabac (123 000 t), le blé (1 800 000 t), l’orge (233 551 t), l’huile d’olive, le coton, le vin et les agrumes, mais aussi les tomates, le maïs (2 300 000 t) et la betterave à sucre (2 350 000 t). L’élevage, surtout ovin (9 000 000 têtes en 2005) et caprin (5 400 000 têtes), est secondaire. La pêche reste assez limitée (190 288 t en 2004), et les éponges sont le principal produit marin destiné à l’exportation. Bon voyage en Grèce © "Grèce" Photos Emmanuel Buchot et textes : Encarta, Wikipedia.