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Economie de l'Egypte

L'Egypte par Carnet Photographique
6/10/15

Une économie en plein changement

Dans ce pays où s’est constitué très tôt un pouvoir central fort, l’État joue toujours un rôle très important dans l’économie. Le « socialisme arabe » de Gamal Abdel Nasser s’inscrivait ainsi dans une longue tradition. Nasser a nationalisé tous les secteurs de l’économie et a mené une politique de grands travaux, symbolisée par la construction du barrage d’Assouan en 1960. Le président Sadate, héritant d’un pays laissé exsangue par la guerre des Six-Jours, a amorcé la libéralisation de l’économie (infitah) qui est toujours en cours.


Economie égyptienne

L’Égypte, dont le produit intérieur brut (PIB) s’élevait à 89 milliards de dollars en 2005, constitue une puissance économique au Proche-Orient. Pourtant, la croissance du PIB demeure inférieure à l’accroissement de la population. L’économie égyptienne repose aujourd’hui sur le pétrole et les services (lesquels contribuent pour 49 p. 100 au PIB). Le chômage touche officiellement 11 p. 100 de la population (statistiques de 2003), mais il peut être multiplié par deux ou trois dans la réalité, alors qu’arrivent chaque année 650 000 jeunes sans formation sur le marché de l’emploi. L’agriculture occupe toujours 27,5 p. 100 de la population active, mais ne réalise que 14,9 p. 100 du PIB en 2005. Les caractéristiques de la propriété foncière ont été profondément modifiées par les réformes agraires de l’époque nassérienne.


L'agriculture en Egypte
Les terres, dont les deux tiers étaient alors concentrés dans les mains de 6 p. 100 de propriétaires, ont été réquisitionnées par le gouvernement et redistribuées aux fellahin (les paysans), mais il subsiste encore un fossé économique entre les fermiers des classes moyennes et les fellahin. Les pouvoirs publics cherchent constamment à augmenter la surface agricole, malgré la concentration des terres arables dans l’étroite vallée du Nil, par le défrichement, le développement de l’irrigation (notamment depuis l’achèvement du barrage d’Assouan en 1970) ainsi que par la mécanisation et l’usage des engrais. 18 000 hectares sont ainsi gagnés chaque année sur le désert, mais l’urbanisation en absorbe 13 000.
Production égyptienne
Epices. © Photo E. Buchot
Le barrage d’Assouan a cependant eu des effets pervers sur l’environnement agricole. Les terres de Basse-Égypte ne sont plus fertilisées par les crues du Nil ; les sols souffrent également d’une remontée des eaux salées et la bilharziose se diffuse de manière inquiétante.

Le rendement des terres cultivées d’Égypte se situe désormais parmi les plus élevés au monde. Il est vrai que la totalité des 3,52 millions d'hectares cultivés sont des terres irriguées. Le blé, le maïs et le coton occupent 70 p. 100 des surfaces cultivées. Le coton est exporté. L’agriculture égyptienne produit également des agrumes, des pommes de terre et des oignons. Cette relative diversité des productions de base et la très forte productivité de l’agriculture ne suffisent toutefois pas à assurer l’autosuffisance alimentaire. La balance agricole est structurellement déficitaire. L’élevage est très peu développé : le nombre de bêtes, rapporté à la population, est trois fois plus faible qu’en France.

Fruits secs
Le produit de la pêche augmente régulièrement grâce à l’exploitation des eaux très poissonneuses du Nil, des lacs du delta et de la mer Rouge. En 2004, les prises atteignaient 865 029 t, dont les deux tiers en eaux douces. "Egypte" © Sources utilisées : Encarta et Wikipedia.