La République Tchèque par Carnet Photographique


Histoire de la République Tchèque - la dynastie des Luxembourg

Images de Prague - la République Tchèque
3/10/15

La Bohême au 14ème siècle

En 1310, après l’extinction de la dynastie des Premyslides et un court interrègne (1306-1310), la couronne de Bohême revient à Jean de Luxembourg, premier représentant de la dynastie de Luxembourg (1310-1437). Son fils Charles lui succède en 1346 et parvient à se faire élire sur le trône impérial sous le nom de Charles IV. Le règne de ce dernier marque l’apogée du royaume de Bohême. Il annexe la Silésie, la basse Lusace, les pays de Cheb et de Znojmo.


Il fonde l’archevêché (1344) et l’université (1348) de Prague, et il fait de cette ville la capitale de l’empire. En 1356, il promulgue la Bulle d’or qui fixe le mode d’élection des empereurs. Sur le plan artistique, le xive siècle est le premier âge d’or de la Bohême. Charles IV, roi mécène, fait venir à Prague des artistes de toute l’Europe, qui réalisent des enluminures de manuscrits (Jean de Troppeau) et des peintures sur bois (Nicolas Wurmser). À Prague, l’architecte et sculpteur souabe Peter Parler est le maître d’œuvre de la cathédrale Saint-Guy et du pont Charles. Les fresques gothiques réalisées par le maître Théodoric au château de Karlstejn sont l’un des plus beaux exemples de l’art de cette époque. Un style gothique original se développe, baptisé gothique Vladislav, du nom d’une salle du palais Hradcany, à Prague.

Wenceslas, fils de Charles IV, lui succède sur le trône de Bohême et du Saint Empire (1378), mais il est confronté à la rébellion des princes allemands qui le contraignent à renoncer au trône impérial (1400), au profit de son frère Sigismond. Dans son propre royaume, l’autorité de Wenceslas est contestée par le clergé et la noblesse. Surtout, il ne peut faire face à l’agitation provoquée par les prédications de Jan Hus. Très influencé par les écrits du théologien anglais John Wycliffe, ce jeune prêtre commence à prêcher pour une réforme de l’Église à partir de 1402, et défend l’idée d’une interprétation individuelle de la Bible, qu’il entreprend de traduire en tchèque. Excommunié à deux reprises, il est convoqué au concile de Constance en 1414. Malgré le sauf-conduit qu’il lui a accordé, l’empereur Sigismond le fait brûler vif l’année suivante, après sa condamnation par l’Église. Jan Hus, qui a contribué à fixer la langue littéraire tchèque, a profondément marqué la conscience de ce peuple, volontiers anticlérical.

Dürer (Albrecht), Portrait de Sigismond de Luxembourg
Dürer (Albrecht), Portrait de Sigismond de Luxembourg

Sa mort marque le début d’une révolution nationale en Bohême. Sigismond, tenu pour responsable de l’exécution de Jan Hus, doit lancer plusieurs croisades pour se faire reconnaître roi de Bohême ; il ne monte sur le trône qu’en 1434. Il signe un compromis avec les hussites, que seuls les modérés (« praguois ») acceptent — les radicaux (« taborites ») poursuivant la lutte.

© "République Tchéque" Ecrit par . Sources utilisées : Encarta et lemonde et Wikipedia.



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