La République Tchèque par Carnet Photographique


Histoire de la République Tchèque - la dynastie des Habsbourg

Images de Prague - la République Tchèque
3/10/15

La Bohême au 17ème siècle

À la mort de Sigismond, en 1437, ses biens passent à la dynastie des Habsbourg (catholique), qui s’impose définitivement sur les trônes de Bohême et du Saint Empire en 1526, après une période d’interrègne (1458-1471) et de gouvernement des Jagellon (1471-1526). Le calme revient alors durablement en Bohême.

L’empereur Rodolphe II, roi de Bohême de 1575 à 1611, se fait à son tour mécène (comme Charles IV en son temps), et refait de Prague sa capitale. Sous son règne, la ville devient l’une des cités les plus rayonnantes d’Europe et un chef-d’œuvre de l’art baroque. Il appelle à ses côtés les plus grands artistes européens (tels Giuseppe Arcimboldo et Bartholomeus Spranger) et se fait le protecteur des astronomes protestants Tycho Brahé et Johannes Kepler.


Durant plusieurs siècles, Prague attire des architectes qui bâtissent de somptueux édifices baroques : le Belvédère et le palais Schwarzenberg au xvie siècle, ainsi que le palais Cernin, de Caratti, au siècle suivant. Au xviiie siècle, les membres de la famille Dientzenhofer, architectes allemands, réalisent des églises (Saint-Nicolas-de-la-Vieille-Ville, Saint-Jean-sur-le-Rocher et Saint-Thomas) en accord avec les préceptes esthétiques de la Contre-Réforme. Certains peintres (K. Skréta, P.J. Brandl) et sculpteurs (M. Braun, F.M. Brokoff) tchèques parviennent néanmoins à traduire leurs aspirations nationalistes.

La germanisation et le non-respect des libertés religieuses reconnues par Rodolphe II en 1609 aggravent les tensions entre catholiques et hussites (qui ont adopté le protestantisme).

La défenestration de Prague, le 23 mai 1618, déclenche la guerre de Trente Ans (1618-1648). Les insurgés refusent le trône au Habsbourg Ferdinand II, catholique intransigeant, et le confient à l’électeur palatin Frédéric V, calviniste. La défaite des protestants à la Montagne Blanche, le 8 novembre 1620, marque la fin de l’autonomie de la Bohême, au profit des Habsbourg. Fuyant la répression, 30 000 nobles et bourgeois ayant refusé de se convertir, émigrent. La grande noblesse et le clergé accroissent leurs pouvoirs, le commerce passe sous le contrôle des Allemands, tandis que les campagnes sont secouées par de violentes jacqueries (1680, 1693-1695).

Merian l'Ancien, la Défenestration de Prague
Merian l'Ancien, la Défenestration de Prague

Lors de la guerre de Succession d’Autriche (1740-1748), l’annexion de la plus grande partie de la Silésie (possession de la Bohême depuis le xive siècle) par les Prussiens, puis l’accueil enthousiaste réservé aux troupes franco-bavaroises en 1741-1742 illustrent le peu d’attachement des Tchèques vis-à-vis des Habsbourg. La germanisation et la répression du protestantisme se poursuivent au xviiie siècle. C’est en particulier le cas durant le règne de l’impératrice Marie-Thérèse, puis surtout durant celui de Joseph II, qui accroissent tous deux la centralisation au profit de Vienne. Ils développent la bureaucratie de l’empire et imposent l’allemand comme langue administrative. L’édit de Tolérance de 1781 apporte, en revanche, une amélioration du sort des protestants et des juifs.

© "République Tchéque" Ecrit par . Sources utilisées : Encarta et lemonde et Wikipedia.



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