Confucius


C’est au cours de cette longue période d’instabilité au 3ème siècle avant J.C.  que naissent les grandes écoles de pensée de la philosophie chinoise, qui exercent une influence majeure sur le développement de la civilisation et sur l’État chinois durant les deux millénaires suivants.

Le premier, et de loin le plus influent des philosophes de cette époque, est Kongfuzi, connu en Occident sous le nom de Confucius. Fils instruit du gouverneur de l’État de Lu (actuel Shandong), issu de la petite noblesse, il représente la classe naissante des gestionnaires et des conseillers de cour dont l’aristocratie au pouvoir a besoin pour gérer l’administration intérieure et les relations inter-États.

Mencius
Mencius. Source Encarta

Confucius propose une restauration des institutions sociales et politiques des premiers Zhou, estimant que ces sages souverains ont cherché à établir une société idéale par l’exemple de leur vertu personnelle. C’est pourquoi il veut créer une classe de gentilshommes vertueux et cultivés, capables de prendre en charge les fonctions les plus hautes du gouvernement et de diriger le peuple, tout en se donnant en exemple. Il s’appuie sur une morale selon laquelle une pensée juste aboutit à une attitude juste, apanage du junzi, ou « homme bien né », être à la fois droit, beau et bon. Par la suite, Mencius et Xunzi (v. 298-v. 238 av. J.-C.) reprennent et développent les théories de Confucius.

Légistes


Une autre école de pensée politique fleurit et pèse durablement sur la civilisation chinoise : celle des « légistes ».

Partisans d’une centralisation poussée à l’extrême, ces légistes entendent substituer aux coutumes et aux droits hérités du passé une réglementation pénale uniforme pour chaque aspect de l’activité humaine. Afin de pouvoir appliquer ce système, ils souhaitent l’établissement d’un État riche et puissant, où l’autorité du souverain serait incontestée.

Ils réclament la socialisation du capital, la création de monopoles d’État et d’autres mesures économiques destinées à enrichir l’État, à renforcer sa puissance militaire et à centraliser le pouvoir administratif. Les principaux représentants de ce courant de pensée sont Shang Yang, Li Si, réformateur de l’État des Qin, et l’écrivain Han Fei.

Les taoïstes


Situés à l’opposé des moralistes confucéens et des légistes, les taoïstes sont à l’origine d’un courant de pensée toujours vivace en Chine. Selon leur philosophie, chaque progrès technique ne peut être qu’une étape de plus dans la perte des vertus naturelles de l’Homme et toute institution, un progrès de l’asservissement de l’être humain. Les deux textes fondateurs furent le Daodejing, ou « Classique de la voie et de sa vertu », dû à Lao-tseu, et le Zhuangzi, écrit par Zhuangzi.

© "Chine" E. BUCHOT Sources utilisées Encarta et lemonde.

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