Carnet Photographique la Colombie
Álvaro Uribe en Colombie et une volonté affichée de fermeté (2002-)
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L’élection présidentielle de mai 2002 se déroule dans un contexte marqué par la rupture du processus de paix le 20 février précédent. Au mois de mars, Andrés Pastrana a constaté l’échec des pourparlers de paix avec la guérilla et autorisé l’armée à reprendre le contrôle de la zone démilitarisée. Dans le même temps, les FARC, l’ELN et les groupes paramilitaires ont été désignés par les États-Unis comme des groupes terroristes dans la liste qu’ils ont dressée à la suite des attentats du 11 septembre 2001. Les électeurs colombiens, lassés par la violence continue, sont particulièrement sensibles au discours ferme du candidat libéral indépendant Álvaro Uribe, qui entend restaurer l’autorité de l’État et dont le slogan proclame « De la poigne et du cœur ». Il est élu dès le premier tour du scrutin présidentiel avec 53 p. 100 des voix.

Mais l’investiture du nouveau président au mois d’août se fait sur fond d’attentats contre le palais présidentiel à Bogota (21 morts), la guérilla entendant marquer d’emblée sa volonté de ne pas céder. L’état de commotion intérieure est aussitôt déclaré par Álvaro Uribe qui souhaite toutefois relancer le dialogue de paix avec l’aide de l’ONU, proposition rejetée par la guérilla. Sur le plan économique, le nouveau gouvernement met en place une politique d’austérité budgétaire, qui suscite d’importantes manifestations, notamment de fonctionnaires.

La fermeté affichée du nouveau président lui assure une popularité qui ne se dément pas, même si le référendum sur pas moins de quinze questions qu’il organise en octobre 2003 est un échec.

Dans les faits, la situation du pays s’améliore lentement — en 2004, le taux d’homicides est ainsi en baisse de 42 p. 100, le chômage est en légère régression et le taux de croissance du PIB s’élève à 4 p. 100 — tandis que se met en place la démobilisation de 20 000 paramilitaires des Milices d’autodéfense unies de Colombie (AUC). Les élections législatives de mars 2006 permettent au président de conforter sa majorité, avant d’être réélu dès le premier tour de scrutin au mois de mai 2006 avec 62 p. 100 des suffrages – il devient le premier président colombien à se succéder à lui-même. Alors que sa politique sécuritaire est plébiscitée par les électeurs, Álvaro Uribe entend poursuivre la pacification du pays. Mais il doit compter avec les menaces des paramilitaires qui annoncent notamment en décembre 2006 qu’ils mettent fin aux négociations de paix engagées en juillet 2003.

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